Une progression généralisée des dispositifs en 2024
Les dernières données de la Dares confirment une dynamique positive de l'épargne salariale en 2024. Au total, 10,6 millions de salariés sont désormais couverts par au moins un dispositif, soit une hausse de 1,8 point par rapport à 2023. La part des salariés du secteur privé concernés atteint 54 %.
Montants et bénéficiaires : une hausse sur plusieurs leviers
Participation, intéressement et plans d'épargne d'entreprise enregistrent tous des progressions, tant en montants distribués qu'en montants moyens perçus :
- Participation : 11,4 milliards d'euros distribués en 2024 (contre 10,8 milliards en 2023). Le nombre de bénéficiaires reste stable à 5,84 millions, et le montant moyen par bénéficiaire progresse à 1 959 € (vs 1 853 € en 2023).
- Intéressement : 11,9 milliards d'euros versés (contre 11,6 milliards en 2023). Le nombre de bénéficiaires est de 5,58 millions, pour un montant moyen de 2 130 € (vs 2 088 € en 2023). La part de l'intéressement dans la masse salariale atteint 4,7 % pour les salariés concernés.
- Plans d'épargne entreprise (PEE/PEI/PEG) : les versements nets s'élèvent à 14 milliards d'euros en 2024, contre 13,4 milliards en 2023. Le nombre de salariés ayant épargné via ces dispositifs progresse à 4,72 millions.
| Indicateur | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| Couverture salariés (part) | — | 54 % |
| Nombre de salariés couverts | — | 10,6 M |
| Participation (montant total) | 10,8 Md€ | 11,4 Md€ |
| Intéressement (montant total) | 11,6 Md€ | 11,9 Md€ |
| Versements nets PEE | 13,4 Md€ | 14 Md€ |
Large entreprises dominantes, mais rattrapage par les petites structures
Les grands groupes restent les plus pourvoyeurs de dispositifs : 89,1 % des salariés des entreprises de plus de 1 000 salariés bénéficient d'au moins un dispositif. Toutefois, la hausse la plus rapide se situe dans les structures de moins de 50 salariés, dont le taux de couverture atteint désormais 21,1 % (+3 points en un an). Cette progression suit l'entrée en vigueur au 1er janvier 2024 d'obligations nouvelles pour certaines entreprises de 11 à 49 salariés.
Conséquences pour les salariés et les entreprises
Pour les salariés, la hausse des montants moyens reçus traduit une amélioration du pouvoir d'épargne immédiat : participation et intéressement représentent désormais des sommes non négligeables en complément de salaire, avec des montants moyens proches de 2 000 € par bénéficiaire. Pour les employeurs, l'extension des dispositifs aux PME impose d'intégrer ces dispositifs dans la gestion des rémunérations et de la trésorerie, tout en profitant d'un outil de motivation et de fidélisation.
Arbitrages à considérer
Plusieurs variables orientent l'arbitrage pour un salarié : disponibilité des fonds (immédiate ou bloquée), fiscalité et abondement de l'employeur, ainsi que la composition des supports d'investissement dans les plans. Si la tendance est à l'augmentation des montants distribués, la décision d'affecter ou non ces sommes vers un dispositif d'épargne salariale dépendra du profil d'épargne, des besoins de liquidité et des avantages fiscaux et sociaux proposés par l'entreprise.