Une hausse du gaz qui s’ajoute à celle d’octobre
Le mois de novembre s’ouvre sur une évolution défavorable pour les consommateurs de gaz. Le prix repère de vente augmentera de 6,6 % au 1er novembre 2026, après une progression de 6,3 % le mois précédent. Le tarif de référence du mégawattheure passera ainsi de 182,88 euros à 194,90 euros TTC. Cette évolution est attribuée à la progression observée sur les marchés gaziers au cours du mois de septembre.
La conséquence annoncée sur le budget dépendra du type d’offre souscrit. Pour les clients dont le contrat est indexé sur ce prix repère, la hausse représentera 12 euros TTC en moyenne sur la facture, selon service-public.fr. Les ménages ayant choisi une offre à prix fixe ne sont pas concernés par cette revalorisation de la même manière : leur contrat ne suit pas automatiquement le mouvement du tarif de référence.
| Évolution au 1er novembre | Donnée annoncée |
|---|---|
| Prix du gaz | +6,6 % |
| Prix du mégawattheure | De 182,88 à 194,90 euros TTC |
| Impact moyen sur une facture indexée | +12 euros TTC |
Le diesel doit baisser, mais le calendrier reste incertain
À la pompe, le gouvernement a annoncé une mesure inverse pour le gazole. Sébastien Lecornu a prévu la mise à disposition de 10 millions de barils issus du stock stratégique. Ces volumes doivent être vendus aux distributeurs à des tarifs suffisamment bas pour qu’ils répercutent la baisse auprès des automobilistes. L’objectif affiché se situe entre 12 et 18 centimes par litre.
Sur la base d’un plein de 50 litres, l’économie espérée serait comprise entre 6 et 9 euros. Cette estimation reste toutefois conditionnée au calendrier réel de la mesure et à sa transmission par les distributeurs. La baisse, annoncée pour le 1er novembre, pourrait intervenir avec retard. Le mécanisme ne constitue donc pas une garantie d’un prix identique dans toutes les stations ni d’un effet immédiat pour chaque automobiliste.
- 10 millions de barils doivent être libérés du stock stratégique ;
- la diminution espérée atteint 12 à 18 centimes par litre ;
- l’économie annoncée sur un plein de 50 litres est de 6 à 9 euros.
La protection hivernale s’étend aux réseaux d’énergie
Le 1er novembre marque également le début de la trêve hivernale, qui se poursuivra jusqu’au 31 mars 2027. Durant cette période, les procédures d’expulsion d’un locataire par son propriétaire sont suspendues, y compris lorsqu’une décision de justice favorable au propriétaire a été rendue, sauf dans certaines exceptions prévues par les règles applicables.
Cette période de protection concerne aussi l’accès à l’énergie. Les services de l’État rappellent que la trêve hivernale a été étendue aux coupures de gaz et d’électricité, qui sont interdites pendant la période concernée. Cette protection ne modifie pas le niveau des prix : elle encadre la possibilité d’interrompre la fourniture au moment où les besoins de chauffage augmentent et où la facture gazière s’apprête, pour les contrats indexés, à progresser de nouveau.
« La trêve hivernale a été étendue aux coupures de gaz et d’électricité, qui sont également interdites pendant cette période. »
Pour les ménages, le début novembre présente donc un bilan contrasté : une facture de gaz orientée à la hausse pour les offres concernées, une réduction potentielle du coût du diesel et un cadre renforcé contre les interruptions d’énergie en hiver. L’impact concret dépendra principalement du contrat de gaz détenu, de la date d’application effective de la mesure sur le gazole et du niveau de consommation de chaque foyer.