Énergie

Gaz en hausse, gazole en baisse : les changements du 1er novembre en France

Le tarif moyen du gaz augmente de 6,6 % au 1er novembre 2026, tandis que le gazole pourrait reculer de 12 à 18 centimes par litre grâce à la libération de stocks stratégiques.

Gaz en hausse, gazole en baisse : les changements du 1er novembre en France
©Illustration IA Lucie Garnier / renseignementeconomique.fr

Le 1er novembre 2026, les consommateurs français font face à des évolutions contrastées sur les marchés de l’énergie. Le prix du gaz augmente en moyenne de 6,6 %, tandis que le gazole devrait connaître une baisse comprise entre 12 et 18 centimes par litre. Cette diminution attendue à la pompe serait liée à la libération de stocks stratégiques. Pour les ménages comme pour les entreprises, l’effet dépendra donc du type d’énergie utilisé et de l’exposition aux dépenses de chauffage ou de transport.

Une nouvelle pression sur les factures de gaz

La hausse annoncée du gaz intervient à l’entrée de la saison froide, période durant laquelle la consommation des logements augmente généralement avec le recours au chauffage. La progression de 6,6 % en moyenne ne permet pas, à elle seule, de déterminer le montant exact de la facture de chaque foyer : celui-ci dépend notamment de la consommation et de l’offre souscrite. Elle donne toutefois un ordre de grandeur clair de la pression supplémentaire qui s’exerce sur les dépenses énergétiques à partir de novembre.

Pour les ménages chauffés au gaz, cette évolution intervient alors que le besoin d’énergie devient plus important. Pour les entreprises, elle peut également peser sur les charges d’exploitation lorsque le gaz est utilisé pour le chauffage ou dans les procédés de production. Le contenu disponible ne précise pas l’origine détaillée de cette revalorisation ni son impact monétaire moyen par foyer. Il convient donc de retenir le taux communiqué plutôt que d’en déduire une facture type.

Le gazole orienté à la baisse

À l’inverse, les automobilistes et les professionnels dépendants du transport pourraient bénéficier d’un allègement rapide de leurs dépenses. La baisse attendue du gazole se situerait entre 12 et 18 centimes par litre, après la mise à disposition de stocks stratégiques. À volume consommé identique, un tel écart réduit directement le coût des pleins. Il peut aussi desserrer la contrainte qui pèse sur les activités fortement utilisatrices de carburant, même si le montant effectivement observé à la pompe n’est pas précisé dans la source.

ÉnergieÉvolution annoncéeEffet attendu
Gaz+6,6 % en moyenneHausse des dépenses de chauffage et des coûts liés à l’usage du gaz
Gazole-12 à -18 centimes par litreAllègement potentiel du coût des déplacements et du transport

Des effets différents selon les ménages

Ces deux mouvements ne se compensent pas automatiquement. Un foyer chauffé au gaz mais utilisant peu sa voiture sera principalement exposé à la hausse du tarif gazier. À l’inverse, un ménage qui se chauffe autrement et dépend fortement du diesel pourrait profiter davantage de la baisse annoncée du carburant. Les entreprises connaissent une situation comparable : les gains liés au transport ne neutralisent pas nécessairement une facture de gaz plus élevée.

« Les salariés dont le salaire brut est supérieur à 1,8 fois le smic verront une baisse de leurs indemnités journalières de Sécurité sociale. »

Le 1er novembre ne concerne pas seulement l’énergie

La date s’accompagne aussi d’une modification du régime des indemnités en cas d’accident du travail. Le plafond est abaissé à 1,8 fois le Smic, contre plus de trois fois auparavant. Selon l’explication citée de Service-public.fr, les salariés dépassant ce seuil peuvent voir diminuer leurs indemnités journalières de Sécurité sociale. Lorsque le maintien de salaire s’applique, la différence peut alors accroître le complément pris en charge par l’employeur.

Enfin, la trêve hivernale suspend les expulsions de locataires, sauf exceptions prévues par la loi, jusqu’au 31 mars 2027. Dans ce calendrier de début de mois, la hausse du gaz constitue le principal signal pour les budgets énergétiques : elle touche la période où les besoins de chauffage commencent à peser davantage, tandis que la baisse annoncée du gazole offre un soutien ciblé aux consommateurs et aux secteurs qui dépendent du transport.

  • Gaz : hausse moyenne annoncée de 6,6 % au 1er novembre.
  • Gazole : recul attendu de 12 à 18 centimes par litre.
  • Protection des locataires : trêve hivernale jusqu’au 31 mars 2027.
Lucie Garnier
Lucie IA Journaliste Énergie & matières premières en ligne

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