Une accélération des prix au deuxième trimestre
Les foyers mauriciens ont vu leur facture moyenne augmenter au cours du deuxième trimestre 2026 : l'indice des prix à la consommation est passé de 109,6 en mars à 112,2 en juin, soit une hausse de 2,4 % sur le trimestre, selon les données publiées par Statistics Mauritius le 14 juillet. Sur douze mois, l'inflation atteint désormais 4,1 %, contre 2,9 % l'année précédente.
Qu'est-ce qui pèse le plus sur le budget des ménages ?
Les hausses concernent principalement les postes essentiels : énergie, transport et alimentations de base. Le groupe logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles a enregistré la plus forte progression trimestrielle, avec une hausse de 6,6 %. Cela s'explique notamment par une augmentation des tarifs :
- Électricité : +14,4 %
- Gaz ménager : +26,4 %
Le secteur transport a lui aussi fortement contribué à la hausse générale : +4,8 % sur le trimestre. Les éléments qui ont fait monter la facture sont clairs :
- Essence : +9,9 %
- Diesel : +18,2 %
- Billets d'avion internationaux : +5,2 %
- Tarifs de taxi : +12,6 %
Alimentation : des hausses ciblées mais fortes
Dans les produits alimentaires et boissons non alcoolisées, l'indice a progressé de 2,6 % au trimestre. Certaines augmentations sont particulièrement sensibles pour le panier quotidien des ménages :
- Pain : +42,9 %
- Huile de cuisson : +13,6 %
- Bœuf frais : +9,4 %
- Poulet frais : +2,0 %
Concrètement, pour un foyer consommant régulièrement ces produits, la hausse du prix du pain et de l'huile peut représenter plusieurs euros supplémentaires par semaine, qui s'additionnent aux surcoûts énergétiques et de transport.
Des baisses limitées et un impact global
À l'inverse, le seul groupe à enregistrer un recul est information et communication, qui baisse de 1,6 %, principalement en raison d'une diminution des abonnements à une télévision privée (-10,1 %). Cette baisse reste insuffisante pour compenser les hausses sur les postes indispensables.
| Poste | Variation trimestrielle |
|---|---|
| Indice global | +2,4 % |
| Logement, eau, électricité, gaz | +6,6 % |
| Transport | +4,8 % |
| Produits alimentaires et boissons non alcoolisées | +2,6 % |
| Information et communication | -1,6 % |
Conséquences pour le pouvoir d'achat
Cette conjonction de hausses énergétiques, de carburant et de denrées de base pèse directement sur le portefeuille des ménages : un foyer qui dépense peu en loisirs mais beaucoup en alimentation et énergie peut voir son budget mensuel grevé de plusieurs dizaines d'euros supplémentaires. Par exemple, une hausse de 14,4 % de l'électricité se traduit par une facture notable pour les ménages fortement consommateurs d'appareils électroménagers ou de climatisation, tandis que le surcoût du diesel et de l'essence alourdit les dépenses de trajet pour ceux qui utilisent leur véhicule quotidiennement.
Sur le plan macroéconomique, l'accélération annuelle à 4,1 % invite les autorités et les acteurs économiques à surveiller l'évolution des prix et à évaluer les mesures de soutien nécessaires pour protéger les ménages les plus exposés.