Des stations à plus de 2 € le litre, la remontée rapide des prix
Le répit a été bref. Mercredi 15 juillet, le prix moyen du gazole a dépassé la barre symbolique des 2 euros par litre, s'établissant à 2,003 € en moyenne sur 9 535 stations‑service, selon un calcul publié à partir des données gouvernementales et relayé par l'AFP. Cette moyenne traduit une progression de plus de 4 % par rapport à la semaine précédente.
Quelles carburations et quelles évolutions ?
La hausse n'épargne pas les autres essences : le SP98 reste le plus cher avec 2,023 € le litre en moyenne, soit deux centimes de plus que la semaine passée. Le SP95‑E10 a pour sa part grimpé de 1,6 % et se situe à 1,944 € le litre en moyenne sur 7 304 stations. Ces chiffres excluent la Corse ainsi que les départements et régions d'outre‑mer.
| Carburant | Prix moyen (€/L) | Nombre de stations |
|---|---|---|
| Gazole | 2,003 | 9 535 |
| SP98 | 2,023 | — |
| SP95‑E10 | 1,944 | 7 304 |
Pourquoi les prix repartent à la hausse ?
Les marchés pétroliers ont réagi à la reprise des affrontements entre les États‑Unis et l'Iran survenue depuis le 26 juin. Cette escalade a ravivé les craintes d'une perturbation de l'approvisionnement, entraînant une progression du baril. Le Brent de la mer du Nord a gagné 0,71 % pour atteindre 85,33 $, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) a progressé de 0,78 % à 79,96 $. Pour mémoire, la veille mardi, ces deux références étaient respectivement à 87,55 $ et 81,27 $.
Conséquences directes pour le pouvoir d'achat
Cette flambée remet la question du coût du transport au cœur du portefeuille des ménages. Le gazole étant le carburant le plus consommé en France, une hausse de plus de 4 % en une semaine se traduit immédiatement par une facture carburant plus lourde pour les particuliers et les professionnels. Les ménages qui font régulièrement le plein voient leur budget carburant s'alourdir dès la pompe, et les professionnels du transport peuvent répercuter ces coûts sur les prix des biens et services.
- Impact immédiat : augmentation sensible du coût du litre pour tous les usagers diesel.
- Transmission : hausse des cours du pétrole liée aux tensions géopolitiques.
- Risque à moyen terme : volatilité des cours si les tensions persistent.
Ce qu'il faut surveiller
Les prochain·es observateurs et consommateurs devront suivre l'évolution des cours du brut et l'ampleur des tensions géopolitiques. Si les marchés considèrent que le risque d'approvisionnement augmente, les prix à la pompe pourraient rester élevés, voire continuer d'augmenter. À l'inverse, un apaisement diplomatique et une stabilisation des cours permettraient un reflux des prix, comme on l'avait observé après l'accord de paix signé le 15 juin.
Pour l'instant, la réalité est simple : la facture au litre repasse au‑dessus des 2 euros, et chaque plein le ressentira. Les ménages qui suivent de près leur budget carburant doivent s'attendre à une charge supplémentaire tant que les cours restent sur ces niveaux.