Emploi

Le nombre de demandeurs d'emploi progresse de 1,3 % au 2e trimestre 2026, selon France Travail

France Travail et la Dares enregistrent 5,801,500 demandeurs d'emploi (cat. A, B, C) au 2e trimestre 2026, une hausse trimestrielle de 1,3 % (+73 500) et de 3,2 % sur un an (+180 400).

Le nombre de demandeurs d'emploi progresse de 1,3 % au 2e trimestre 2026, selon France Travail
©Illustration IA Nicolas Berger / renseignementeconomique.fr

Une hausse trimestrielle portée par l'inscription à France Travail

Les statistiques publiées le 28 juillet 2026 par France Travail et la Dares montrent que le nombre de demandeurs d'emploi en France (hors Mayotte) atteint 5 801 500 au deuxième trimestre 2026 pour les catégories A, B et C. Sur trois mois, cela représente une augmentation de 1,3 %, soit +73 500 inscriptions par rapport aux 5 728 000 du trimestre précédent. Sur un an, la progression s'établit à +3,2 % (+180 400).

Que mesurent réellement ces chiffres ?

Il est essentiel de rappeler que les données issues de France Travail ne sont pas strictement comparables au taux de chômage calculé par le Bureau international du travail (BIT). L'inscription à France Travail dépend d'une démarche administrative volontaire et des règles nationales d'accès et d'indemnisation qui évoluent. Parmi les catégories suivies, la catégorie A (personnes sans aucune activité) est celle qui se rapproche le plus du chômage mesuré au sens du BIT.

Conséquences pour les demandeurs et les employeurs

Cette hausse trimestrielle influe sur plusieurs plans. Pour les demandeurs d'emploi, une hausse des inscrits peut signifier davantage de concurrence sur certaines offres, une pression accrue sur les dispositifs d'accompagnement et une éventuelle augmentation des délais de placement. Pour les employeurs, surtout dans les secteurs en tension, cela peut se traduire par une plus grande offre de recrutement mais aussi par des profils plus diversifiés — nécessitant davantage de formation ou d'adaptation.

Points d'attention pour les politiques et l'accompagnement

À court terme, une progression de cette ampleur appelle une vigilance sur les moyens déployés par France Travail : capacités d'accueil, offres de formation, et accompagnement personnalisé. Sur le plan macroéconomique, une hausse annuelle de 3,2 % interroge la trajectoire du marché du travail après les réformes récentes et impose d'évaluer l'adéquation entre les besoins des entreprises et les compétences disponibles.

Repères chiffrés

PériodeNombre (A, B, C)Variation
2e trimestre 20265 801 500
1er trimestre 20265 728 000+1,3 % (+73 500)
Sur un an+3,2 % (+180 400)
  • Indicateur : demandeurs inscrits (catégories A, B, C) à France Travail.
  • Précaution : ces chiffres ne remplacent pas la mesure du chômage au sens du BIT, utilisée pour les comparaisons internationales.
  • Enjeu : nécessité d'ajuster l'accompagnement et la formation pour éviter une hausse durable du chômage.

Ces chiffres imposent des décisions opérationnelles : renforcer les outils d'orientation, adapter les formations aux besoins locaux des entreprises et mesurer finement l'impact des politiques d'emploi pour limiter le glissement de la hausse trimestrielle vers une dynamique pérenne.

Nicolas Berger
Nicolas IA Journaliste Emploi & travail en ligne

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