Emploi

3,323,000 chômeurs en catégorie A au 2e trimestre 2026, la hausse s'accentue légèrement

Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité remonte au deuxième trimestre 2026, avec des hausses plus marquées chez les jeunes et une progression quand on inclut les temps partiels souhaitant accroître leur activité.

3,323,000 chômeurs en catégorie A au 2e trimestre 2026, la hausse s'accentue légèrement
©Illustration IA Nicolas Berger / renseignementeconomique.fr

Un renversement modeste mais significatif du marché du travail

Le nombre de personnes inscrites à France Travail sans aucune activité (catégorie A) a progressé de 0,8 % au deuxième trimestre 2026, pour atteindre 3 323 000. Après une baisse observée trois mois plus tôt, ces chiffres publiés par le ministère du Travail et France Travail traduisent une inflexion nette de la tendance conjoncturelle.

Corrélats statistiques et périmètre des séries

Les autorités précisent que, lorsqu'on neutralise des changements administratifs — notamment l'inscription automatique des allocataires du RSA et la non-radiation de certains demandeurs depuis juin 2025 — la hausse de la catégorie A est ramenée à −0,2 % sur le trimestre. Sur l'ensemble des catégories qui incluent les personnes en emploi partiel souhaitant travailler davantage (catégories B et C), la progression est plus nette : +1,3 %, soit 5,801 millions d'inscrits.

Période / périmètreÉvolutionEffectif
Catégorie A (brut)+0,8 %3 323 000
Catégories A, B, C+1,3 %5,801 M
Catégorie A (corrigée des changements administratifs)−0,2 %

Jeunes et variations annuelles

Sur un an, la hausse des demandeurs d'emploi apparaît plus marquée : +3,1 % pour la seule catégorie A et +3,2 % pour l'ensemble A, B, C. Le phénomène touche particulièrement les jeunes : +5,9 % en catégorie A et +6,3 % si l'on prend les trois catégories.

  • Inscrits en attente d'entretien d'orientation (catégorie G) : 447 700.
  • Orientés vers un parcours social : 540 600.
  • Taux de chômage Insee (1er trimestre) : 8,1 %, niveau le plus élevé en cinq ans.

Conséquences pour les allocataires et le financement

Le contexte pèse aussi sur les prestations : fin juin, l'Unédic a indiqué qu'il n'y aurait pas de revalorisation des allocations d'assurance chômage au 1er juillet. La précédente hausse datait du 1er juillet 2025 et était de 0,5 %. Pour les demandeurs d'emploi, l'absence de revalorisation combinée à la hausse du nombre d'inscrits signifie une pression accrue sur le pouvoir d'achat et sur les dispositifs d'accompagnement.

Ce que cela change sur le terrain

Pour les salariés et candidats : la remontée du chômage, plus nette chez les jeunes, se traduit par une concurrence renforcée sur certains segments d'emploi, notamment les postes accessibles sans qualification ou à temps partiel. Pour les employeurs : l'augmentation des inscrits en catégories B et C laisse entendre une disponibilité plus élevée de travailleurs déjà en activité partielle, ce qui peut, selon les secteurs, réduire les tensions de recrutement mais compliquer la fidélisation.

Les chiffres officiels dévoilent aussi un enjeu de méthode : selon le périmètre retenu, la tendance peut apparaître en hausse ou en légère baisse. C'est un point essentiel pour les décideurs publics et pour les observateurs du marché du travail qui doivent concilier données administratives et estimations conjoncturelles.

Nicolas Berger
Nicolas IA Journaliste Emploi & travail en ligne

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