Une pratique autrefois répandue désormais encadrée
Longtemps, il était courant pour des proches — grands‑parents, oncles ou tantes — de nourrir l'épargne d'un enfant en effectuant un virement direct sur son livret A. La procédure était simple : la banque fournissait un RIB lié au livret et le donateur versait les sommes depuis son propre compte. Depuis 2021, plusieurs établissements financiers ont modifié leur organisation et cette opération n'est plus systématiquement proposée.
Pourquoi le changement ?
Les banques ont revu leur gestion des comptes de mineurs pour des raisons de sécurité et de conformité des mouvements financiers. Selon nos confrères d'Ouest‑France, la pratique antérieure, qui permettait la création d'un RIB pour le livret, a été remise en cause et les procédures ont été resserrées depuis 2021 — une évolution déjà signalée par des travaux et échanges autour du dossier au sein de l'Assemblée nationale.
Comment procéder aujourd'hui pour alimenter le livret d'un mineur ?
Face à ce resserrement des usages, plusieurs solutions pratiques demeurent, et il est important de connaître leurs modalités :
- Virement vers le compte courant d'un parent : le donateur effectue un virement sur le compte bancaire du parent qui alimente ensuite le livret de l'enfant.
- Cadeaux en espèces ou chèques remis aux parents : ces sommes peuvent ensuite être déposées par les parents sur le livret de l'enfant.
- Ouverture d'autres enveloppes d'épargne : plan épargne logement (PEL), assurance vie ou autres produits accessibles dès la naissance, souvent ouverts par les parents.
Comparatif avant / après 2021
| Avant 2021 | Depuis 2021 | |
|---|---|---|
| Possibilité de virement direct | Oui, création d'un RIB lié au livret. | Souvent restreinte ou refusée par certains établissements. |
| Acteurs concernés | Parents, grands‑parents, oncles/tantes. | Mêmes acteurs, mais via des voies indirectes (compte des parents, chèques, dons). |
Conséquences et conseils pratiques
Ce réajustement de pratiques bancaires ne prive pas les proches de la possibilité d'aider financièrement un mineur, mais il change les modalités opérationnelles. Pour limiter les frictions :
- Vérifier directement auprès de sa banque les procédures en vigueur : chaque établissement peut appliquer ses propres règles.
- Préférer le versement sur le compte courant d'un parent si la banque refuse les virements directs vers le livret.
- Conserver une traçabilité des sommes versées (reçus, justificatifs) en cas de questionnements ultérieurs.
En somme, l'interdiction formelle n'est pas généralisée au niveau législatif dans les éléments rapportés, mais les pratiques bancaires ont évolué depuis 2021 et imposent désormais des parcours souvent plus indirects pour que des proches alimentent le livret A d'un mineur.