Le Département du Travail des États-Unis a publié jeudi les dernières données hebdomadaires sur les demandes d'assurance-chômage. Pour la semaine se terminant le 1er août, les demandes initiales ont atteint 199 000, soit une hausse de 1 000 par rapport au niveau révisé de la semaine précédente.
Des chiffres stables mais à lire avec nuance
La lecture des séries longues reste toutefois plus rassurante : la moyenne mobile sur quatre semaines, qui lisse les variations hebdomadaires, est descendue à 198 750, en baisse de 4 500 par rapport à la moyenne révisée de la période antérieure. Ces évolutions suggèrent que, malgré la légère hausse hebdomadaire, la tendance de fond n'indique pas d'accélération des pertes d'emploi.
Demande continue et taux de chômage assuré
Les demandes continues — indicateur du nombre de personnes bénéficiant d'une allocation — ont en revanche progressé : elles s'établissent à 1 801 000 pour la semaine close le 25 juillet, soit +24 000 par rapport à la semaine révisée précédente. Le taux de chômage assuré reste stable à 1,2 %, inchangé sur la période.
- Demandes initiales (semaine 1er août) : 199 000.
- Moyenne mobile 4 semaines : 198 750 (-4 500).
- Demandes continues (semaine 25 juillet) : 1 801 000 (+24 000).
- Taux de chômage assuré : 1,2 %.
Révisions et disparités régionales
Le rapport inclut des révisions : la semaine précédente a été corrigée à la hausse, passant de 197 000 à 198 000. Sur un plan territorial, plusieurs États affichent des niveaux d'assurance‑chômage plus élevés : le New Jersey et Porto Rico sont en tête à 2,6 %, suivis du Rhode Island à 2,3 %, du Massachusetts et du Minnesota à 2,1 %, et de l'Oregon à 2,0 %. Le Michigan a connu la plus forte baisse des demandes initiales (-2 644), attribuée à une diminution des licenciements dans l'industrie manufacturière.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Demandes initiales (semaine) | 199 000 |
| Moyenne mobile 4 semaines | 198 750 |
| Demandes continues | 1 801 000 |
| Taux assuré | 1,2 % |
Que changent ces chiffres pour les actifs et les entreprises ?
Pour les salariés et les demandeurs d'emploi, l'essentiel est dans la tendance : la baisse de la moyenne mobile montre une résilience du marché du travail, même si des secteurs comme la manufacture continuent de peser localement sur l'emploi. Pour les employeurs, la stabilité des demandes initiales et la remontée légère des demandes continues signalent que les effets de court terme (licenciements ponctuels, révisions saisonnières) persistent et doivent être pris en compte dans la gestion des effectifs.
En synthèse, ces statistiques hebdomadaires ne témoignent pas d'un retournement brutal du marché du travail américain mais rappellent que la situation reste fragile et hétérogène selon les secteurs et les territoires.