Un relèvement calibré pour préserver le pouvoir d’achat
À compter du 1er août 2026, la rémunération du Livret A passera de 1,5 % à 1,7 %, selon l’annonce faite le 15 juillet 2026 par le ministre de l’Économie. Cette décision met fin à l’épisode de baisse intervenu le 1er février 2026 et rétablit le niveau qui prévalait entre août 2025 et janvier 2026. Le ministère précise que le mouvement s’inscrit dans le cadre habituel de calcul, appuyé sur l’inflation hors tabac et les taux monétaires de court terme, tel que recommandé par la Banque de France.
Le Livret A joue le rôle d’« amortisseur » face à l’inflation.
La Banque de France indique qu’en appliquant la formule réglementaire, on aboutit à un taux de 1,7 %. Ce niveau demeure légèrement supérieur à l’inflation moyenne hors tabac sur six mois, évaluée à 1,52 %. L’écart, de l’ordre de 0,18 point, limite l’érosion du pouvoir d’achat de l’épargne placée sur ce produit réglementé, sans modifier radicalement son profil de rémunération.
Repères chronologiques et comparaison
| Période | Taux du Livret A | Contexte chiffré |
|---|---|---|
| 01/08/2025 – 31/01/2026 | 1,7 % | Taux maintenu à ce niveau |
| À partir du 01/02/2026 | 1,5 % | Baisse dans un contexte de ralentissement de l’inflation |
| À partir du 01/08/2026 | 1,7 % | Application de la formule, au-dessus de 1,52 % d’inflation moyenne récente |
La trajectoire récente traduit un ajustement au fil des données macroéconomiques: un abaissement à 1,5 % lorsque la hausse des prix se modérait, puis un retour à 1,7 % pour coller à la formule réglementaire. Le ministère met en avant un compromis entre soutien au pouvoir d’achat des épargnants et maitrise du coût de financement de l’économie.
Ce que cela change pour les épargnants
- Calendrier: le nouveau taux de 1,7 % s’applique à partir du 1er août 2026.
- Niveau de rémunération: rétablissement du rendement brut au seuil observé avant la baisse de février.
- Écart avec l’inflation: rémunération légèrement supérieure à la moyenne récente de 1,52 %, réduisant l’effet de l’inflation sur l’épargne placée.
Ce relèvement reste mesuré: si la rémunération progresse, elle demeure proche de l’évolution récente des prix. Pour les détenteurs du Livret A, l’intérêt principal réside dans cet alignement sur la formule, conçu pour lisser les à-coups conjoncturels sans créer d’à-coups sur les conditions de financement.
La mécanique: une formule et une recommandation
Le taux du Livret A résulte d’une mécanique réglementaire qui prend en compte l’indice des prix hors tabac et la moyenne des taux monétaires de la zone euro. La Banque de France a indiqué que l’application de cette formule conduisait, à ce stade, à 1,7 %. Le gouvernement a choisi de suivre cette recommandation, assurant la cohérence entre signal prix et orientation monétaire de court terme.
Arbitrages: rendement, sécurité et lisibilité
Du point de vue de l’épargne réglementée, l’intérêt de cette décision tient à sa prévisibilité et à sa lisibilité. Le taux s’ajuste à des indicateurs objectifs, ce qui permet aux ménages d’anticiper une rémunération en ligne avec l’environnement macroéconomique. L’écart de 0,18 point au-dessus de l’inflation moyenne récente maintient une protection partielle du capital en termes réels, sans s’écarter de la trajectoire des taux de court terme.
Pour les arbitrages individuels, la comparaison se fait entre niveau de taux et évolution des prix sur l’horizon jugé pertinent. Ici, la progression de 1,5 % à 1,7 % restaure le rendement observé jusqu’en janvier 2026. La logique demeure la même: un placement sécurisé, dont la rémunération suit les fondamentaux macroéconomiques avec un léger coussin face à l’inflation récente.