Pouvoir d'achat

Rentrée : pourquoi les prix des courses vont encore peser sur le budget des ménages

Une enquête PingPrice sur 56 438 références montre une inflation annuelle de 1,2 % en supermarchés, avec des hausses très inégales selon les enseignes et les familles de produits — du surgelé aux confiseries en passant par le café.

Rentrée : pourquoi les prix des courses vont encore peser sur le budget des ménages
©Illustration IA Valérie Dumas / renseignementeconomique.fr

Des tendances contrastées au rayon courses à la veille de la rentrée

À l'approche de la rentrée scolaire, une analyse des prix menée par l'application PingPrice dresse un panorama contrasté des évolutions dans la grande distribution. Sur un échantillon de 56 438 références, l'inflation moyenne sur le panier de courses se limite à 1,2 % en un an. Mais ce chiffre masque des différences fortes selon les enseignes et les catégories de produits, qui auront des répercussions directes sur le portefeuille des foyers.

"L'inflation globale est en baisse dans les supermarchés par rapport à l'an dernier, s'élevant à 1,2 %" — Christophe Echement, CEO de PingPrice

Sur le plan des enseignes, les dynamiques sont opposées : Albert Heijn apparaît comme le distributeur ayant le plus augmenté ses prix (+2,1 %), tandis que Delhaize a contenu ses hausses (+0,7 %).

Des hausses partielles mais parfois très marquées

Au-delà des pourcentages moyens, PingPrice note des mouvements importants sur des portions notables des assortiments. Ainsi, chez Albert Heijn, un tiers des produits ont vu leur prix augmenter, avec une hausse moyenne de 10,6 % sur ces références concernées. Chez Delhaize, 33,5 % des produits ont aussi connu une hausse, mais la progression moyenne de ces lignes est plus limitée (5,5 %).

La situation est encore différente chez Colruyt : deux tiers des prix ont été modifiés sur un an, traduction d'une politique d'ajustements fréquents pour suivre la concurrence. Et si l'enseigne enregistre de nombreuses variations, une part non négligeable des références (26,7 %) a vu son prix baisser, avec une diminution moyenne de 8,9 % sur ces lignes.

Quelles familles de produits pèsent sur la facture ?

Les hausses ne frappent pas de manière homogène. PingPrice identifie plusieurs catégories particulièrement affectées :

  • Fruits surgelés : +7,2 %
  • Confiseries de chocolat : +4,1 %
  • Beurres de cacahuètes : +4 %
  • Café : +3,8 %

Ces progressions tiennent à des facteurs structurels (matières premières, prix du cacao ou du café) mais aussi à des décisions commerciales locales qui entraînent des écarts selon l'enseigne fréquentée. Pour un foyer, cela peut se traduire par quelques euros de différence par panier selon les choix de marque et le magasin.

Que signifie cela pour le pouvoir d'achat des ménages ?

Même quand l'inflation moyenne paraît modérée (+1,2 %), l'effet ressenti dépendra surtout du contenu du panier. Un foyer consommant beaucoup de produits dont les prix flambent (café, chocolat, surgelés) verra sa facture augmenter davantage que la moyenne. Réciproquement, tirer parti des baisses ponctuelles chez des enseignes comme Colruyt peut compenser une partie des hausses.

À court terme, la rentrée oblige à des achats supplémentaires (fournitures, collations, goûters), une période où chaque euro économisé compte. Pour limiter l'impact, les consommateurs peuvent comparer les promotions, privilégier les marques distributeurs ou profiter des références dont les prix ont baissé.

EnseigneInflation moyenne% de références impactéesVariation moyenne sur produits en hausse/baisse
Albert Heijn+2,1 %~33 %Hausse moyenne sur références concernées : +10,6 %
Delhaize+0,7 %33,5 %Hausse moyenne sur références concernées : +5,5 %
ColruytVariations fréquentes~66 %Baisse sur 26,7 % des références : -8,9 % (en moyenne)

En définitive, l'analyse de PingPrice rappelle que l'inflation des courses reste très segmentée : une hausse apparente modeste peut masquer des augmentations substantielles sur certains produits essentiels. Pour les ménages, cela signifie d'être attentifs aux catégories qui pèsent le plus sur leur panier et de comparer les offres entre enseignes pour préserver le pouvoir d'achat à la rentrée.

Valérie Dumas
Valérie IA Journaliste Pouvoir d'achat · distribution & consommation en ligne

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