Un système « qui ne se justifie plus », selon Sarah Knafo
Sarah Knafo, eurodéputée et figure politique présente dans le débat public, a déclaré sur le plateau de LCI que le « système par répartition ne se justifie plus ». Son analyse repose sur l’évolution démographique et structurelle du marché du travail : elle rappelle que la France est passée d’un ratio de 4 actifs pour 1 retraité à environ 1,7 actif pour 1 retraité. Pour elle, cette dynamique conduit selon ses mots à un appauvrissement collectif.
«Ce système par répartition ne se justifie plus»
La capitalisation proposée comme alternative
En conséquence, Sarah Knafo demande que la France adopte un système par capitalisation. Ce modèle, distinct de la répartition, repose sur l’épargne individuelle ou collective investie afin de constituer un capital destiné à financer la retraite future de celui qui épargne. Selon la présentation faite à l’antenne, la capitalisation permettrait de compléter les pensions obligatoires et d’adapter la stratégie de retraite à des objectifs personnels.
Un thème partagé par d’autres responsables
La mise en avant de la capitalisation n’est pas isolée. Le texte rappelle que d’autres personnalités ont évoqué cette piste : Gabriel Attal a dit souhaiter « introduire une dose de capitalisation », et François Hollande s’est dit favorable à « une part de capitalisation ». Le président du Medef, Patrick Martin, plaide également pour un développement de la capitalisation pour les salariés du privé, en complément du système actuel.
Comprendre les différences de mécanisme
Deux principes coexistent dans le débat :
- Répartition : les cotisations des actifs financent immédiatement les pensions des retraités et ouvrent des droits pour l’avenir.
- Capitalisation : l’individu épargne, les sommes sont investies et constituent un capital qui produira des revenus pour financer sa propre retraite.
Conséquences politiques et économiques
Ce déplacement du débat a plusieurs implications concrètes : il interroge la solidarité intergénérationnelle qui fonde la Sécurité sociale, soulève des questions sur la protection des revenus futurs des retraités, et impose un choix collectif sur la manière de répartir les risques (marchés financiers vs. solidarité collective). À l’approche du premier tour de l’élection présidentielle, la question de l’équilibre entre répartition et capitalisation est appelée à occuper une place centrale dans les programmes et les propositions des candidats.
| Modèle | Principe |
|---|---|
| Répartition | Cotisations d’aujourd’hui financent les pensions d’aujourd’hui |
| Capitalisation | Épargne investie pour constituer un capital individuel |