Un budget 2027 placé sous le signe de la justice sociale et de la sécurité nationale
Le 4 août 2026, la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri a présidé, au palais du gouvernement de La Kasbah, un Conseil ministériel restreint destiné à examiner « les grandes orientations du projet de loi de finances pour l’année 2027 ». L'annonce officielle précise que le texte vise à préserver les équilibres financiers tout en mobilisant des ressources pour financer des priorités économiques et sociales.
Le document de travail, tel que présenté par la Présidence du gouvernement, met en avant deux priorités combinées : la consolidation d'un rôle social de l'État et le renforcement des capacités de résilience nationale face aux chocs. Ces objectifs sont articulés autour de mesures visant la population à faibles revenus, les populations vulnérables, ainsi que le soutien aux moteurs de création de richesse.
Qui est concerné et quels objectifs ?
- Les ménages les plus modestes : prise en charge et amélioration du pouvoir d'achat.
- Les populations vulnérables : renforcement de la protection sociale et de l'accès aux services.
- L'appareil productif : stimulation des investissements publics et privés pour créer de l'emploi.
- Secteurs stratégiques : sécurité alimentaire, hydrique et énergétique considérées comme des choix stratégiques.
La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d'aligner la viabilité financière du budget avec la mise en place des conditions favorables à une croissance inclusive. Le texte évoque explicitement la volonté d'atteindre un « développement global, juste et équilibré » ainsi que la « justice sociale ».
Mesures sectorielles citées
Sur le plan sectoriel, plusieurs orientations sont mises en avant sans chiffrage précis dans le communiqué : soutien à la production agricole, développement des systèmes de stockage et d'approvisionnement, amélioration de la gestion de l'eau, accélération des investissements dans les énergies renouvelables et actions d'efficacité énergétique. L'objectif déclaré est de renforcer la capacité de l'économie à résister aux chocs.
| Priorité | Actions évoquées |
|---|---|
| Justice sociale | Prise en charge des faibles revenus, amélioration du pouvoir d'achat, qualité des services publics |
| Santé et sécurité sociale | Réforme du système de santé et renforcement de la couverture sanitaire |
| Sécurité alimentaire et énergétique | Soutien à la production agricole, stockage, gestion de l'eau, énergies renouvelables |
| Investissement | Soutien à l'investissement public et privé pour la création d'emplois |
Le communiqué rappelle également que la combinaison de ces mesures doit permettre d'ouvrir la voie à une croissance « économique et sociale inclusive », sans toutefois détailler les instruments fiscaux ou budgétaires qui seront employés pour y parvenir. Aucun chiffrage des recettes ou des dépenses n'est fourni dans le texte rendu public.
Conséquences et interrogations
Ces orientations tracent un cap politique clair : priorité aux politiques sociales et aux secteurs stratégiques de souveraineté. Reste à savoir comment seront réparties les ressources et quels instruments fiscaux ou de dépense seront mobilisés pour concilier viabilité financière et ambition sociale. Les prochaines étapes seront la rédaction du projet de loi de finances, sa déclinaison chiffrée et les discussions parlementaires.
En l'état, le message transmis par la cheffe du gouvernement est double : protéger les plus fragiles et renforcer la résilience du pays face aux risques alimentaires, hydriques et énergétiques, tout en soutenant l'investissement pour créer de l'emploi.