Une banque pivot au service des priorités économiques
Au cours du premier semestre 2026, Vietcombank a précisé son rôle de banque commerciale d'importance systémique au Vietnam, en articulant ses objectifs de performance avec les grandes orientations économiques et financières du pays. Placée sous l'égide de son Comité du Parti, l'institution revendique une stratégie centrée sur la croissance durable, le soutien aux secteurs jugés stratégiques et l'accompagnement de la transformation numérique des services publics et des entreprises.
Allocation du crédit : priorité aux secteurs stratégiques
Fin mai 2026, l'encours de crédits dirigé vers les secteurs identifiés comme prioritaires a progressé de près de 8 % par rapport au début d'année. Ces financements pèsent désormais environ 34 % du total des créances de la banque. Ce ciblage est appuyé par dix programmes de prêts à conditions préférentielles, avec des taux pouvant aller jusqu'à 2 % en dessous de la moyenne du marché. L'objectif affiché : orienter le capital vers les activités à plus fort effet d'entraînement sur la productivité et la décarbonation.
| Indicateur | Niveau annoncé |
|---|---|
| Progression des crédits aux secteurs prioritaires | Près de 8 % (fin mai 2026) |
| Part des crédits prioritaires dans le total | Environ 34 % |
| Programmes de crédit préférentiel | 10 programmes |
| Avantage de taux | Jusqu'à 2 % sous la moyenne |
Infrastructures et énergie : des projets d'impact national
La banque participe au financement de plusieurs chantiers considérés comme structurants pour l'économie : énergie (dont le terminal GNL Quang Trach II et le projet bloc B - O Mon), transport aérien (aéroport international de Phu Quoc) et mobilité urbaine (lignes de métro de Hanoï et d'Hô Chi Minh-Ville). Ces investissements visent à renforcer la sécurité énergétique, améliorer la connectivité logistique et fluidifier les déplacements dans les métropoles, des conditions indispensables pour attirer des capitaux et élever la compétitivité industrielle.
Finance verte et transformation numérique des paiements publics
Le soutien à la finance verte constitue un autre axe de travail, avec un fléchage accru du crédit vers des projets compatibles avec la transition. En parallèle, Vietcombank étend l'infrastructure de paiement numérique au niveau national. La banque a connecté ses services au Portail des services publics, déployé des solutions de règlement pour les administrations, les services publics et les hôpitaux, et finalisé la conversion de ses systèmes de paiement pour s'aligner sur le nouveau modèle d'organisation des administrations et de recouvrement des recettes budgétaires de l'État. Cette modernisation réduit les frictions de paiement, améliore la traçabilité et peut à terme alléger le coût de gestion pour le secteur public comme pour les usagers.
Ouverture internationale et capitaux étrangers
Vietcombank renforce par ailleurs sa coopération avec des institutions financières internationales. L'établissement met ses capacités au service des entreprises à capitaux étrangers, tout en accompagnant le projet de création d'un centre financier international. Ces initiatives s'inscrivent dans un effort plus large d'attrait des investissements et de dynamisation du commerce transfrontalier, deux leviers décisifs pour la montée en gamme de l'économie.
Ce que cela change pour l'économie réelle
- Des coûts de financement réduits sur des segments ciblés peuvent accélérer la mise en œuvre de projets industriels et d'infrastructures.
- La numérisation des paiements publics simplifie les démarches et améliore la qualité de service pour les citoyens et les entreprises.
- Le recentrage sur des secteurs prioritaires et la finance verte soutient la résilience macroéconomique et la transition énergétique.
En mettant en cohérence ses crédits, ses innovations de paiement et ses partenariats internationaux avec les objectifs publics, Vietcombank cherche à agir comme un catalyseur de croissance. L'enjeu sera de maintenir cet équilibre entre sélectivité du risque, exigence de soutenabilité et ampleur de l'effet d'entraînement sur l'investissement productif, afin de consolider les gains au-delà du premier semestre 2026.