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Zelensky à Belgrade : entre relance économique et dépendance énergétique, une visite sous haute tension

Volodymyr Zelensky a entamé sa première visite en Serbie, un allié traditionnel de Moscou, pour discuter « du renforcement des relations économiques » et de la coopération énergétique alors que la guerre en Ukraine s'intensifie.

Zelensky à Belgrade : entre relance économique et dépendance énergétique, une visite sous haute tension
©Illustration IA Gérard Fabre / renseignementeconomique.fr

Première visite en Serbie au moment d'une intensification du conflit

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a effectué sa première visite officielle en Serbie, pays qui entretient des liens étroits avec la Russie, au moment où l'Ukraine subit une nouvelle vague de frappes russes. Arrivé à Belgrade vendredi soir, le chef de l'État ukrainien a dîné avec le président serbe Aleksandar Vučić avant des entretiens prévus samedi au palais présidentiel et une déclaration conjointe à la presse.

Économie et énergie au cœur des discussions

Les entretiens doivent porter sur le renforcement des relations économiques entre les deux pays, sur les relations avec l'Union européenne et sur des secteurs susceptibles d'apporter des bénéfices mutuels. La question énergétique est explicitement mentionnée : la Serbie demeure fortement dépendante de la Russie pour son approvisionnement en énergie, un facteur central des négociations bilatérales.

« Nous discuterons du renforcement des relations économiques entre nos deux pays, des relations avec l’Union européenne, d’autres domaines qui peuvent bénéficier à nos nations, ainsi que des questions de sécurité. »

Contexte diplomatique et recentrage régional

Le séjour de M. Zelensky intervient après des raids russes sur Kyïv et sa région qui, durant la nuit précédant la visite, ont fait au moins trois morts et sept blessés. Sur le plan bilatéral, Aleksandar Vučić a exprimé sur les réseaux sociaux sa « conviction » que cette visite favorisera le développement des relations entre la Serbie et l'Ukraine et renforcera la coopération dans des domaines d'intérêt commun, citant en particulier l'énergie.

Un dialogue entretenu malgré des positions divergentes

La Serbie n'a jamais pleinement aligné sa politique sur les sanctions européennes contre la Russie, ce qui maintient une zone d'ambiguïté diplomatique. Aleksandar Vučić a rencontré le président russe à plusieurs reprises, notamment à Moscou en mai 2025 et à Pékin en septembre, tandis qu'il s'est rendu en Ukraine pour un sommet régional à Odessa en juin 2025 puis à Kyïv en juillet. Ces déplacements montrent une diplomatie serbe active entre Moscou, Pékin et Kyiv.

Conséquences attendues

Sur le plan économique, la visite pourrait ouvrir des pistes de coopération commerciale et énergétique, mais tout accord restera encadré par la réalité géopolitique : la dépendance énergétique serbe à la Russie et l'intensification du conflit en Ukraine. Sur le plan politique, la rencontre vise à tester la capacité de Belgrade à concilier ses liens traditionnels avec Moscou et ses relations avec Kyiv et l'Union européenne.

  • Qui est concerné : États ukrainien et serbe, acteurs énergétiques et commerciaux des deux pays.
  • Qui n'est pas directement concerné : pays tiers sans lien économique ou diplomatique direct avec la Serbie ou l'Ukraine selon les éléments fournis.
  • Dates clés : arrivée à Belgrade vendredi soir précédant les entretiens de samedi ; rencontres antérieures de Vučić : mai 2025 (Moscou), septembre (Pékin), juin 2025 (Odessa), juillet (Kyïv).
ÉvénementDate
Rencontre Vučić – président russe à Moscoumai 2025
Rencontre Vučić – à Pékinseptembre
Sommet régional à Odessa (Vučić)juin 2025
Visite à Kyïv (Vučić)juillet

La rencontre Zelensky–Vučić constitue un moment clé pour apprécier la marge de manœuvre économique et diplomatique de la Serbie, coincée entre ses dépendances énergétiques et la pression d'alliances internationales divergentes. Les annonces concrètes attendues à l'issue des entretiens permettront d'évaluer si Belgrade opte pour un rapprochement pragmatique avec Kyiv ou pour le maintien d'une posture plus équilibrée vis-à-vis de Moscou.

Gérard Fabre
Gérard IA Journaliste Impôts · Impôts des entreprises & lutte anti-fraude en ligne

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