Une large extension du chômage partiel sollicitée pour les sites ADI
Acciaierie d’Italia (ADI), placée sous administration extraordinaire, a demandé d'étendre le recours au chômage partiel à 8 622 salariés sur un total de 9 626, selon des sources syndicales rapportées le 17 octobre 2026. La mesure, si elle était accordée, couvrirait la période allant jusqu'au 28 février 2027, sauf prolongation.
Répartition géographique et ampleur
L'impact serait principalement concentré sur le site de Tarente, mais toucherait également Gênes et Novi. Les chiffres annoncés par les sources syndicales se répartissent ainsi :
| Site | Salariés concernés | Effectif total |
|---|---|---|
| Tarente | 6 964 | 7 875 |
| Gênes | 870 | 917 |
| Novi | 515 | 542 |
Ce que cela change pour les salariés
Le recours massif au chômage partiel modifie directement les revenus et l'organisation du travail pour la quasi-totalité des employés d'ADI. Dans la plupart des régimes, le dispositif implique une prise en charge partielle des salaires par l'État ou par des mécanismes d'assurance, mais il se traduit aussi par des horaires réduits et une incertitude prolongée quant à la pleine activité. Pour les salariés, cela signifie :
- une baisse du temps de travail effectif et souvent des revenus disponibles ;
- une période d'attente prolongée pour connaître l'évolution du site et les perspectives d'emploi ;
- un recours accru aux représentants du personnel et aux syndicats pour obtenir des garanties ou des mesures d'accompagnement.
Conséquences pour l'entreprise et l'économie locale
Pour ADI, l'extension du chômage partiel est une réponse à des difficultés d'exploitation et à une demande en berne ou à des contraintes industrielles. Ce dispositif peut limiter des licenciements immédiats mais n'efface pas les questions de compétitivité, d'investissements et de débouchés. Au niveau local, notamment à Tarente, la mise en sommeil d'une partie importante des effectifs pèse sur l'ensemble de l'économie : sous-traitants, services, consommation des ménages.
Points d'incertitude et suites possibles
Plusieurs éléments restent à préciser et détermineront l'issue de cette demande : la décision des autorités compétentes, l'évolution du marché de l'acier, et les éventuelles propositions de restructuration ou de reprise de l'activité. Le calendrier annoncé — jusqu'au 28 février 2027 — encadre une période pendant laquelle syndicats et administration devront négocier modalités et compensations, sans garantie que la situation s'améliore d'elle-même.
Ce que suivent les salariés et les partenaires sociaux
Les organisations syndicales, cités comme source de l'information, resteront des acteurs centraux pour défendre les droits des travailleurs et tenter d'obtenir des mesures de soutien complémentaires. À court terme, l'enjeu est de préserver les revenus et l'emploi ; à moyen terme, il s'agit d'identifier des solutions industrielles pérennes pour les sites concernés.
En synthèse : la demande d'extension du chômage partiel à 8 622 salariés d'Acciaierie d’Italia traduit l'ampleur des difficultés du groupe et ouvre une phase d'attente et de négociation qui affectera durablement les salariés et les territoires où sont implantées les aciéries.