Un afflux massif de capitaux en juin, porté par les unités de compte
En juin 2026, les cotisations versées sur les contrats d'assurance‑vie ont atteint 19,3 milliards d’euros, soit une hausse de 12 % par rapport à juin 2025, selon les données publiées le 30 juillet 2026 par France Assureurs. Ce niveau constitue un record pour un mois de juin, dépassant le précédent pic de 17,2 milliards observé en juin 2025.
Les prestations (rachats totaux et partiels, sorties en rentes, décès) se sont élevées à 12,6 milliards d’euros en juin, en progression de 7 % sur un an. Les versements restent néanmoins largement supérieurs aux sorties : la collecte nette du mois s'établit à 6,7 milliards d’euros, soit 1,3 milliard de plus que l’an passé.
Un premier semestre exceptionnel, comparable à 2006
Sur les six premiers mois de l'année, les flux confirment la tendance : les cotisations cumulées totalisent 108,8 milliards d’euros (+10 %), tandis que les prestations s'élèvent à 72,3 milliards (+2 %). La collecte nette du premier semestre ressort à 36,5 milliards d’euros, soit 8,9 milliards de plus qu'au premier semestre 2025. Il faut remonter au premier semestre 2006 (40,2 milliards) pour retrouver un niveau comparable.
Les unités de compte en tête des préférences
La progression profite principalement aux unités de compte (UC), supports investis en actions, obligations ou immobilier qui n’apportent pas de garantie sur le capital mais offrent un potentiel de rendement supérieur au fonds en euros. En juin 2026, les UC représentent 43 % des cotisations et 39 % sur le semestre.
- Collecte nette des UC sur six mois : 27,5 milliards;
- Collecte nette des fonds en euros sur six mois : 8,9 milliards;
- Prestations sur UC : hausse de 17 % en juin ; prestations sur fonds en euros : baisse de 4 %.
Encours et implications pour le financement de l’économie
Au 30 juin, l’encours total de l’assurance‑vie a franchi un nouveau palier, à 2 162 milliards d’euros, en hausse de 122 milliards (+6 %) sur un an. Le placement demeure central pour le financement des entreprises et de l’économie : à fin décembre 2025, 64 % des encours étaient investis en titres d’entreprises et 24 % en obligations (données France Assureurs).
| Période | Cotisations (milliards €) | Prestations (milliards €) | Collecte nette (milliards €) |
|---|---|---|---|
| Juin 2025 | 17,2 | (non précisé pour le mois) | (référence) |
| Juin 2026 | 19,3 | 12,6 | 6,7 |
| 1er sem. 2025 | (non précisé) | (non précisé) | 27,6 (36,5 − 8,9) |
| 1er sem. 2026 | 108,8 | 72,3 | 36,5 |
Que retenir pour l'épargnant ?
La dynamique observée traduit un double mouvement : un regain d’appétit pour des supports plus risqués (UC) et une confiance globale renforcée dans l’assurance‑vie comme enveloppe d’épargne. Pour l’épargnant, cela signifie :
- une plus grande exposition aux marchés via les UC, avec un potentiel de rendement supérieur mais sans garantie en capital ;
- un maintien d’une part significative en fonds en euros, malgré des flux moins marqués que pour les UC ;
- une place renforcée de l’assurance‑vie dans l’allocation financière globale des ménages et son rôle dans le financement des entreprises.
Sur la base des chiffres publiés par France Assureurs, l’année 2026 commence donc par une nette accélération des investissements en assurance‑vie, un phénomène qui mérite d’être suivi au regard de l’évolution des marchés financiers et des conditions de rendement des différents supports.