Un coup de frein sur le pouvoir d'achat des ménages
Le coût de la rentrée scolaire continue d'augmenter : 488 euros : c'est la dépense moyenne prévue par les familles françaises pour la rentrée 2026, selon le baromètre du spécialiste du crédit à la consommation Cofidis, réalisé avec l'institut CSA Research et publié le 3 août 2026. Ce niveau marque une progression significative : la moyenne augmente de 79 euros en un an.
Des écarts importants entre moyenne et médiane
La distribution des budgets montre des situations contrastées. Le budget médian s'établit à 261 euros (contre 239 euros un an plus tôt), signe que la hausse moyenne est portée par une part de ménages qui supportent encore des dépenses élevées, tandis que la majorité tente de contenir ses achats.
« inédit »
Des tensions sur le quotidien : les familles arbitrent
Le baromètre met en lumière une double réalité : la pression des prix et des arbitrages désormais généralisés. 46% des parents déclarent être en difficulté pour financer la rentrée, et 56% craignent, au moins occasionnellement, de manquer d'argent pour y faire face. L'inquiétude est plus marquée chez les moins de 35 ans (68%) et dans les foyers les plus modestes (61%).
- 83% des parents estiment que les prix ont augmenté depuis la rentrée 2025.
- Les hausses concernent principalement les fournitures scolaires (26%) et l'alimentation (24%).
- 69% des familles disent devoir « se serrer la ceinture » pour préparer la rentrée.
Postes sacrifiés : des coupes jusque dans la cantine
Les arbitrages touchent d'abord les postes jugés traditionnellement flexibles : l'habillement (44%) arrive en tête, suivi des fournitures scolaires (35%), des articles de sport (33%) et des activités extrascolaires (32%). Plus préoccupant, 23% des parents réduisent aussi des dépenses liées au quotidien comme la cantine, la garderie ou les centres aérés.
| Indicateur | Valeur 2026 | Valeur 2025 |
|---|---|---|
| Dépense moyenne prévue | 488 € | — |
| Évolution annuelle | +79 € | — |
| Dépense médiane | 261 € | 239 € |
Conséquences pour le secteur bancaire et les prêteurs
Pour les banques et les acteurs du crédit à la consommation, ces données confirment un contexte où la demande de solutions de paiement et de financement va rester sensible au prix. La hausse des budgets moyens mais la pression sur la majorité des ménages suggèrent une possible hausse des demandes de petits crédits ou de facilités de paiement, tandis que les ménages modestes pourraient davantage se tourner vers des arbitrages d'urgence.
Le baromètre Cofidis/CSA Research donne un signal clair : la rentrée 2026 s'annonce financièrement tendue pour de nombreux foyers, avec des répercussions directes sur les comportements de consommation et sur les besoins de financement des ménages.