Un fondateur inculpé pour avoir détourné des fonds levés via des SAFT
Taj Tarsha, 34 ans et résident de Miami, a été inculpé par des procureurs fédéraux pour fraude sur titres et fraude électronique dans le cadre de son activité à la tête de Few and Far Limited, une société présentée comme une place de marché décentralisée pour les NFT. Les autorités affirment que Tarsha a levé plus de 10 millions de dollars auprès d'investisseurs avant d'utiliser ces sommes à des fins personnelles.
Selon l'acte d'accusation, les fonds auraient été employées pour des jeux d'argent, des achats d'actifs numériques spéculatifs, l'acquisition d'un condominium à Miami et la carrière musicale de Tarsha en tant que DJ. Les procureurs indiquent également que, malgré le licenciement de la majorité des employés et l'arrêt effectif du développement, Tarsha a continué à présenter la plateforme comme en cours de création, trompant ainsi les investisseurs sur l'état réel du projet.
- Montant levé : plus de 10 M$
- Mécanisme utilisé : SAFT (Simple Agreements for Future Tokens)
- Jetons concernés : droits sur 95 millions de jetons FAR
- Nombre d'investisseurs : près de 70
- Peine maximale par chef : jusqu'à 20 ans de prison
Few and Far avait recours aux SAFT, des accords permettant aux investisseurs d'acquérir des droits contractuels pour recevoir des jetons à venir. Les procureurs rappellent que ces instruments dépendent fortement des informations fournies par les dirigeants : la plateforme peut encore être au stade de développement, laissant les investisseurs exposés à la bonne foi de l'équipe fondatrice.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Montant levé | + 10 M$ |
| Jetons FAR vendus (droits) | 95 000 000 |
| Investisseurs | ~70 |
| Accusations | Fraude sur titres, fraude électronique |
| Peine maximale par chef | 20 ans |
Ces poursuites s'inscrivent dans une série d'actions judiciaires visant des projets crypto pour pratiques trompeuses ou détournement de fonds. Elles posent des questions lourdes pour l'écosystème startup et les investisseurs : quelles garanties exiger face à des mécanismes de financement nouveaux, comment contrôler l'usage des capitaux levés, et quelle responsabilité pèse sur les fondateurs et les conseils d'administration naissants ?
Les accusations restent, à ce stade, des allégations. Taj Tarsha est présumé innocent jusqu'à preuve du contraire et la peine réelle dépendra d'une éventuelle condamnation et des règles fédérales de détermination des peines applicables au tribunal.