Un recours au dispositif en hausse
Le recours au chômage partiel au Luxembourg a progressé pour le mois de novembre : 52 entreprises ont sollicité le mécanisme, soit une augmentation d'environ 10,6 % par rapport à octobre. À l'issue de l'examen, le Comité de conjoncture a rendu un avis favorable pour 48 demandes, qui restent toutefois soumis à la décision finale du gouvernement.
Des emplois affectés, et des ETP en forte progression
Les dossiers déposés pour novembre couvrent une charge de travail équivalente estimée à 1 990 emplois équivalents temps plein (ETP), contre 1 457 ETP le mois précédent, soit une hausse prévisionnelle de 36,6 %. Ces chiffres représentent des prévisions d'heures et non des comptes de personnes réellement placées en chômage partiel une fois les décomptes transmis.
- 52 demandes déposées pour novembre
- 48 avis favorables émis par le comité
- 1 990 ETP concernés dans les prévisions
Pourquoi les entreprises sollicitent-elles ce filet de sécurité ?
Les motifs avancés sont variés : la majorité des avis favorables concernent des difficultés conjoncturelles. D'autres dossiers relèvent de problèmes structurels ou de plans visant à maintenir l'emploi. Une partie des demandes s'explique par des événements exceptionnels affectant la logistique et les approvisionnements.
"niveau d’eau insuffisant sur le Rhin et autres voies navigables"
Sept demandes ont ainsi été motivées par des perturbations liées au faible niveau des voies navigables, un exemple concret de choc externe qui pèse sur l'activité industrielle et le transport de marchandises.
Le coût enregistré : près de 730 000 € pour juillet
Pour mesurer l'utilisation effective du dispositif, le comité consulte aussi des bilans avec plusieurs mois de recul. Le dernier chiffre consolidé disponible porte sur juillet : le coût supporté par le Fonds pour l'emploi s'élève à 729 340 €, en légère hausse par rapport à juin (714 615 €), soit une progression de 2,1 %.
| Mois | Coût (Fonds pour l'emploi) |
|---|---|
| Juin | 714 615 € |
| Juillet | 729 340 € |
Conséquences pour les salariés et les employeurs
À court terme, le dispositif vise à préserver les emplois lorsque l'activité baisse temporairement. Pour les salariés, il peut limiter les ruptures d'emploi mais implique une réduction des heures et donc du salaire. Pour les entreprises, le chômage partiel constitue un outil pour amortir des chocs conjoncturels ou exceptionnels en évitant des licenciements immédiats, au prix d'un coût pour les finances publiques et d'un suivi administratif nécessitant la transmission des décomptes dans les deux mois suivant l'avis favorable.
Le recours croissant observé pour novembre souligne la fragilité persistante de certains secteurs et l'importance des solutions de court terme pour maintenir l'emploi face à des perturbations diverses, qu'elles soient économiques, structurelles ou liées à des aléas logistiques.