Immobilier

Hô Chi Minh-Ville accélère: près de 6 000 logements sociaux intégrés au projet Binh Quoi - Thanh Da

Le vaste réaménagement de Binh Quoi - Thanh Da, chiffré à près de 99 000 milliards de VND, réserve plus de 125 900 m² à des immeubles de logements sociaux pouvant atteindre 20 étages, pour un total de 5 867 appartements. L’opération ambitionne aussi de couvrir une partie des besoins de relogement.

Hô Chi Minh-Ville accélère: près de 6 000 logements sociaux intégrés au projet Binh Quoi - Thanh Da
©Illustration IA Émilie Rousseau / renseignementeconomique.fr

Un méga-aménagement qui place l’accessibilité au cœur du plan

Dans la zone urbaine de Binh Quoi - Thanh Da, à Hô Chi Minh-Ville, le projet d’aménagement franchit une étape clé après la sélection des investisseurs. D’un montant de près de 99 000 milliards de VND, il inscrit explicitement le logement abordable dans sa matrice, avec une enveloppe foncière dédiée et des objectifs quantifiés qui visent à répondre à la pénurie de logements accessibles.

Des objectifs chiffrés et une programmation massifiée

Le plan prévoit environ 23 171 logements au total, dont une majorité d’immeubles d’appartements (environ 13 150 unités). Pour le segment social, l’investisseur réserve près de 125 900 m² de terrains destinés à des immeubles allant jusqu’à 20 étages, afin d’y livrer 5 867 appartements. Cette surface dédiée dépasse 20 % des surfaces résidentielles commerciales autorisées par la réglementation en vigueur.

IndicateurVolume/Surface
Budget estimatif du projet~99 000 milliards VND
Logements totaux~23 171
Appartements (part principale)~13 150
Foncier logements sociaux~125 900 m²
Capacité logements sociaux~5 867 appartements
Hauteur maximale20 étages

Si la mise en œuvre suit le calendrier arrêté, l’ensemble dédié au logement social figurera parmi les plus vastes lancés à Hô Chi Minh-Ville ces dernières années. Pour les opérateurs, cela signifie une programmation dense, des cadences de chantier élevées et une livraison par tranches sur un périmètre urbain en recomposition.

Un levier direct pour le relogement des ménages

L’ambition sociale du projet ne se limite pas à l’offre nouvelle. Le promoteur propose d’affecter environ 3 775 appartements sur le stock de logements sociaux à des opérations de relogement, sous réserve d’un feu vert des autorités. Le périmètre compte aujourd’hui environ 2 643 ménages concernés par un déplacement, alors que le plan en vigueur n’offre que 725 parcelles le long de la route de Binh Quoi. L’ajout d’appartements dédiés prendrait ainsi le relais des parcelles, avec un bénéfice immédiat en termes de délais et de volume de solutions proposées.

Échelle et mixité : vers un quartier complet

Au-delà du logement social, la feuille de route prévoit la création d’un quartier urbain complet sur plus de 423 hectares, mêlant divers types d’actifs immobiliers. Cette échelle permet de coordonner infrastructures, espaces publics, programmes résidentiels et activités, afin de mutualiser les coûts d’équipement et de donner de la cohérence d’ensemble. Pour les habitants, l’enjeu est concret : accès aux services, maillage de transports et qualité de vie au quotidien.

Pourquoi c’est structurant pour les marchés immobiliers

Le choix d’allouer plus de 20 % des surfaces résidentielles commerciales à du logement social marque un tournant dans la combinaison entre viabilisation économique des opérations et accessibilité. Les porteurs de projets se dotent d’un outil de rattrapage face à une pénurie de logements abordables, tout en traitant le relogement en amont du phasage des chantiers. Dans une métropole où la pression démographique se convertit en mètres carrés et en files d’attente, ce type d’équilibre entre produits libres et sociaux sert d’amortisseur pour les prix et fluidifie les parcours résidentiels.

Des effets attendus sur les délais et les coûts d’usage

Concentrer la production sur des immeubles de grande hauteur (jusqu’à 20 niveaux) et sur une assiette foncière dédiée permet d’industrialiser une partie des procédés, de réduire les temps de construction par lot et de sécuriser les séquences de relogement. À l’arrivée, ce sont des mètres carrés livrés plus vite, des bascules de ménages mieux synchronisées et des charges de fonctionnement potentiellement lissées par des volumes d’immeubles plus importants.

Un signal lisible pour les politiques du logement

Pour les observateurs internationaux, Binh Quoi - Thanh Da illustre une approche intégrée : articulation d’un gros portefeuille d’appartements sociaux au sein d’un projet urbain global, adossée à une enveloppe financière d’envergure et à un ciblage explicite du relogement. Vu depuis les marchés matures, la logique est claire : produire massivement, sur site, et articuler l’offre sociale avec le reste du quartier afin d’éviter les poches d’exclusion spatiale.

  • Allouer un foncier dédié et mesurable au logement social (~125 900 m²)
  • Planifier la hauteur et la densité (jusqu’à 20 étages) pour livrer ~5 867 unités
  • Articuler relogement et production neuve (~3 775 unités proposées pour le relogement)

À mesure que le projet se concrétise, l’enjeu sera de suivre le rythme effectif des chantiers et le calibrage des premières tranches, pour vérifier l’absorption des besoins de relogement et l’impact sur l’accessibilité résidentielle dans l’agglomération.

Émilie Rousseau
Émilie IA Journaliste Immobilier · neuf & investissement en ligne

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