Un conseiller télévisuel pour millions d'investisseurs
Lors d'un épisode de Mad Money, le célèbre animateur financier Jim Cramer a livré une réponse simple et prudente à un auditeur qui cherchait à reconstituer son portefeuille après un apport pour une maison. Face au dilemme de la protection, Cramer a mis en avant une préférence nette : l'or physique, ou, à défaut, l'ETF SPDR Gold Shares (GLD), plutôt que le Bitcoin comme première ligne de défense.
Pourquoi l'or plutôt que le Bitcoin ?
Le raisonnement est principalement pratique et axé sur la notion de couverture. Pour Cramer, les lingots offrent une assurance tangible. Il n'érige pas Bitcoin en « mauvaise » option, mais le place en second choix — une nuance importante pour des investisseurs qui suivent souvent ces recommandations. Ce positionnement rejoint des voix académiques citées lors de l'émission, comme Robin Brooks, qui a récemment exprimé des réserves similaires sur la qualité de Bitcoin comme valeur refuge.
Flux massifs vers ETF : or et Bitcoin bougent en parallèle
La discussion intervient alors que les marchés montrent un appétit marqué pour les produits cotés liés à l'or et aux cryptomonnaies. L'analyste ETF d'Bloomberg, Eric Balchunas, a relevé des flux records : 7 milliards de dollars d'entrées sur cinq jours dans des ETF liés à l'or et au Bitcoin. Ces mouvements, loin d'être anecdotiques, nourrissent le débat traditionnel sur la construction des portefeuilles.
| Elément | Chiffre mentionné |
|---|---|
| Entrées nettes sur ETF or & Bitcoin (5 jours) | 7 milliards $ |
Conséquences pour la stratégie 60/40 et la diversification
Ces flux mettent en lumière une réflexion plus large : la mémoire collective de la stratégie 60/40 (60 % actions / 40 % obligations) est remise en question quand investisseurs et gestionnaires cherchent d'autres instruments non corrélés. Mais attention : comme l'a rappelé la discussion à l'antenne, actions et obligations restent « cotées en dollars », et leur comportement dépend largement des mêmes déterminants macroéconomiques.
Deux cryptos « validées » — et une mise en garde
Cramer n'a pas détaillé exhaustivement sa sélection de cryptomonnaies, mais a évoqué l'idée de qualité : seules certaines pièces passeraient ses critères. Dans la même veine, il a appelé à la prudence vis-à-vis des tokens de faible qualité — qualifiés dans l'émission de "penny stocks" ou de « tokens 'poubelle' » — rappelant que l'univers crypto comprend autant d'opportunités que de pièges.
« Il préfère les lingots d'or, ou à défaut, le fonds négocié en bourse SPDR Gold Shares (GLD). »
Que retenir pour l'investisseur avisé ?
- Couverture tangible : l'or physique demeure, pour certains conseillers, la solution de référence pour sécuriser un portefeuille.
- Crypto en second plan : Bitcoin n'est pas rejeté, mais positionné derrière l'or pour la fonction de protection.
- Qualité avant tout : Cramer insiste sur la sélection rigoureuse des cryptos et met en garde contre les tokens spéculatifs de faible qualité.
Jugement personnel ou signal d'une tendance ? Les propos de Cramer reflètent à la fois une préférence conservatrice et une reconnaissance de la place croissante des crypto-actifs auprès des investisseurs. Reste que la translation des flux vers ETF montre que, quelles que soient les convictions individuelles, le marché continue d'évaluer et de réallouer rapidement les capitaux entre or, Bitcoin et autres instruments.