Le dollar soutenu avant les créations d'emplois américaines
Le dollar a enregistré une nouvelle séance de hausse face au yen, progressant de 0,44 % à 158,45, porté par des opérations de couverture et une attente marquée des investisseurs pour les données américaines de l'emploi qui seront publiées vendredi. Cette progression intervient après des interventions monétaires conjointes ayant fait chuter le billet vert à 155,20 en début de semaine, son plus bas depuis début mai.
Une séance de repli prudente sur les autres principales devises
Parallèlement, l'euro reculait d'environ 0,28 % à 1,1521 dollar et la livre sterling cédait 0,15 % à 1,34485. L'indice dollar, qui mesure la devise américaine contre un panier de six références, gagnait 0,31 % pour s'établir à 99,97, après avoir touché un plus bas de six semaines lundi.
« L'idée qu'il puisse y avoir de bonnes nouvelles concernant un cessez-le-feu ou un accord dans le golfe Persique a réduit une partie de la prime de risque du dollar, parallèlement à la baisse des prix du pétrole. La séance est très calme aujourd'hui car je pense que les marchés attendent de voir ce qu'il adviendra des créations d'emplois non agricoles vendredi », a déclaré John Velis, stratège change et macroéconomie chez BNY.
Géopolitique et pétrole : des risques toujours présents
Les tensions dans le Golfe restent un facteur clé. Des informations rapportées par Reuters évoquent un projet d'accord entre l'Iran et Oman visant à contribuer à la fin du conflit impliquant les États-Unis et l'Iran, proposition qui pourrait conférer à Téhéran un rôle sur le contrôle du trafic entrant par le détroit d'Ormuz. Le marché surveille l'impact d'une telle issue potentielle sur les prix du pétrole et, par ricochet, sur l'appétit pour le dollar considéré comme valeur refuge.
Ce que cela change pour l'emploi et les entreprises
La publication des créations d'emplois non agricoles américaines est un rendez-vous lourd de conséquences : des chiffres plus forts que prévu conforteraient une banque centrale américaine plus ferme, ce qui soutiendrait le dollar mais pourrait freiner la croissance mondiale. À l'inverse, une surprise à la baisse allégerait la pression sur le billet vert et pourrait offrir un peu de répit aux marchés émergents.
Pour les entreprises françaises exportatrices, un dollar plus fort améliore la compétitivité hors zone euro mais renchérit le coût des importations libellées en dollars (matières premières, énergie). Pour le marché du travail, une trajectoire américaine plus vigoureuse peut soutenir la demande de biens et services à l'international, tandis qu'un ralentissement pèserait sur les perspectives de création d'emplois à moyen terme.
Données clés
| Parité / Indicateur | Variation | Valeur |
|---|---|---|
| Dollar / Yen | +0,44 % | 158,45 |
| Dollar / Yen (plus bas récent) | 155,20 (lundi) | |
| Euro / Dollar | -0,28 % | 1,1521 |
| Livre / Dollar | -0,15 % | 1,34485 |
| Indice Dollar (DXY) | +0,31 % | 99,97 |
- Les marchés restent en position d'attente avant les chiffres de l'emploi américains.
- Les tensions dans le Golfe et les perspectives sur le pétrole influencent la prime de risque et les flux vers le dollar.
- Les variations du dollar ont des répercussions directes sur les entreprises exportatrices et sur le coût des importations, donc indirectement sur l'emploi.