La flambée de l’essence et du gazole s’accélère
Les prix des carburants les plus consommés en France ont repris leur course à la hausse, selon le bilan hebdomadaire publié par le ministère de la Transition écologique ce lundi. Pour la semaine du 13 au 17 juillet 2026, le prix moyen du gazole s’établit à 2,066 € par litre, et celui du SP95‑E10 à 1,977 € par litre. Il s’agit de la deuxième semaine consécutive d’augmentation.
Chiffres clés publiés cette semaine
| Carburant | Prix moyen (semaine 13‑17 juillet 2026) | Variation par rapport à la semaine précédente |
|---|---|---|
| Gazole | 2,066 € / L | +0,11 € / L (soit +11 centimes) |
| SP95‑E10 | 1,977 € / L | +0,05 € / L (soit +5 centimes) |
Pourquoi les prix repartent à la hausse ?
Le ministère lie cette remontée à plusieurs tensions géopolitiques et d'approvisionnement. Parmi les éléments cités figure l'annonce faite par la Russie le 8 juillet d'une interdiction de ses exportations de gazole, décision prise pour répondre à des pénuries internes provoquées par des frappes ukrainiennes sur des raffineries. Ces perturbations côté offre renforcent la pression sur les marchés et se traduisent rapidement à la pompe.
Conséquences pour le pouvoir d'achat
Sur fond de hausse généralisée, le fait que le gazole repasse au‑dessus de la barre symbolique des 2 € le litre — niveau qu’il n’avait pas franchi depuis le 5 juin — est un signal concret pour les ménages. La hausse observée cette semaine (+11 centimes pour le gazole, +5 centimes pour le SP95‑E10) se répercute directement sur le budget transport des foyers qui utilisent la voiture pour leurs déplacements quotidiens, leurs trajets domicile‑travail ou le transport professionnel.
- Durée : la hausse s'installe depuis deux semaines consécutives selon le bilan hebdomadaire.
- Origine : perturbations d’offre liées à des décisions et incidents en Russie et aux dégâts sur des infrastructures de raffinage.
- Impact : des tensions sur les prix qui pèsent à court terme sur les dépenses contraintes des ménages.
Ce qu’il faut surveiller
Les prix à la pompe restent sensibles aux annonces et aux événements internationaux affectant l'offre. Le ministère publie chaque semaine des chiffres permettant de suivre l'évolution. Pour les consommateurs, la prudence reste de mise : ces variations peuvent se traduire par une part plus importante du budget consacrée aux déplacements si la tendance se prolonge.
Les prochaines publications hebdomadaires du ministère permettront de mesurer si cette reprise est ponctuelle ou le début d'une tendance durable, en fonction notamment de l'évolution de la situation sur les sites de production et des décisions politiques internationales.