La DGFiP ouvre le service de correction en ligne le 29 juillet 2026
La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a rendu accessible, dès ce mercredi 29 juillet 2026, le service permettant de rectifier une déclaration de revenus publiée contenant une omission ou une erreur. Ce dispositif s'adresse à tous les contribuables qui constatent des revenus non déclarés, des crédits d'impôt oubliés ou des cases cochées à tort.
Pourquoi agir rapidement ? Le coût des intérêts de retard
La temporalité est essentielle : des intérêts de retard s'appliquent sur les sommes omises, calculés au taux standard de 0,20 % par mois. En corrigeant spontanément sa déclaration avant toute mise en demeure de l'administration, le contribuable bénéficie toutefois d'un taux réduit de 0,10 % par mois (soit 1,2 % par an au lieu de 2,4 %).
- 0,20 % par mois : taux standard d'intérêts de retard.
- 0,10 % par mois : taux réduit si la correction est effectuée de manière spontanée.
- La date d'application des intérêts mentionnée par la source débute au 1er juillet 2026, ce qui peut générer déjà un premier mois d'intérêts avant l'ouverture du service.
Exemples chiffrés pour mesurer l'enjeu
La source fournit des illustrations concrètes : pour un oubli de 5 000 euros, un mois d'intérêts à 0,20 % représente 10 euros. Autres repères donnés :
| Omission | Impôt supplémentaire approximatif | Intérêts après 6 mois (0,20 %/mois) | Intérêts après 1 an (0,20 %/mois) |
|---|---|---|---|
| 10 000 € de revenus non déclarés | ~3 000 € d'impôt | 36 € | 72 € |
| 30 000 € (ex : revenus locatifs) | ~9 000 € d'impôt | — | 216 € |
Qui est concerné et quelle démarche effectuer ?
Sont concernés tous les contribuables qui découvrent des omissions ou erreurs sur leur avis d'impôt : revenus non déclarés (salaires, revenus fonciers, plus-values), crédits ou réductions d'impôt non réclamés, cases complétées par erreur. La correction doit être faite via le service en ligne mis en place par la DGFiP ; en corrigeant avant toute relance de l'administration, le contribuable réduit de moitié le taux d'intérêts appliqué.
Conséquences pratiques
En pratique, même si les montants d'intérêts peuvent paraître modestes pour de petits oublis, ils augmentent proportionnellement avec les sommes omises et la durée d'inaction. Pour limiter la charge financière, il est donc recommandé de vérifier rapidement son avis et d'utiliser le service de correction dès que nécessaire.
Points de vigilance
- Les intérêts courent à partir de la date retenue par l'administration (mentionnée par la source au 1er juillet 2026 pour ces cas).
- La correction spontanée doit intervenir avant toute notification de redressement pour bénéficier du taux réduit de 0,10 %/mois.