Starbucks ferme 250 établissements en Amérique du Nord — quel impact ?
Starbucks a annoncé la fermeture d'« environ 250 cafés » en Amérique du Nord d'ici la fin de la semaine. La décision, présentée par Mike Grams, directeur des opérations, vise des sites considérés comme incapables d'offrir durablement le niveau attendu d'expérience client ou de performance financière.
Sur le plan chiffré, ces fermetures représentent à peu près 1 % du parc nord-américain du groupe — qui totalisait 18 371 enseignes au 28 juin 2026 — et devraient générer des charges exceptionnelles estimées à environ 300 millions de dollars au titre de l'exercice 2026 (indemnités, dépréciations, résiliations immobilières, etc.). Parmi ces implantations, 16 933 étaient situées aux États-Unis à la même date.
« Nous avons examiné attentivement notre portefeuille de cafés en Amérique du Nord »,
Cette opération s'inscrit dans la feuille de route du PDG Brian Niccol, nommé en septembre 2024, et son plan baptisé Back to Starbucks. La stratégie combine simplification de l'offre (menus de boissons et de restauration remaniés), rénovation d'un grand nombre de boutiques — près de 1 500 doivent être rénovées d'ici la fin d'année — et fermetures ciblées de points de vente jugés non performants.
- Rationalisation du réseau : fermeture des implantations peu rentables.
- Charge financière significative : environ 300 M$ comptabilisés en 2026.
- Dimension sociale : risque de pertes d'emplois localisées et interrogation sur les sites syndiqués.
Le groupe n'a pas précisé quels cafés exacts seraient fermés, ni le nombre d'établissements syndiqués parmi eux. Cette absence de transparence suscite des inquiétudes, en particulier après la suppression de 900 postes administratifs annoncée en septembre 2025 et la fermeture de « centaines » de boutiques précédemment, dont plusieurs représentées par le syndicat Starbucks Workers United.
Pour le secteur, la démarche illustre la pression sur les chaînes de restauration rapide et cafés : optimisation des points de vente, concentration sur les formats les plus rentables et maîtrise des coûts face à des résultats opérationnels jugés insuffisants. Pour les salariés, des négociations locales et des mesures d'accompagnement seront déterminantes pour limiter l'impact social. Pour la clientèle, la fermeture de certains sites peut se traduire par une moindre proximité mais aussi par une montée en qualité dans les boutiques qui restent.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre d'enseignes en Amérique du Nord (28/06/2026) | 18 371 |
| Fermetures annoncées | ~250 |
| Part du réseau concernée | ~1 % |
| Charges exceptionnelles estimées (2026) | 300 M$ |
| Enseignes aux États-Unis | 16 933 |
L'annonce doit être lue comme la continuation d'un recentrage déjà engagé : Niccol a fait de la rénovation des points de vente et de la simplification de l'offre des priorités pour redresser la rentabilité. Mais elle rappelle aussi la vulnérabilité des réseaux à maillage dense, où la survie commerciale d'un site dépend à la fois de la fréquentation, des coûts immobiliers et du contexte concurrentiel local. Les prochains trimestres permettront de mesurer si ce recentrage aide Starbucks à stabiliser ses marges et son image après plusieurs années de difficultés.