Un plan de restructuration qui frappe surtout les salariés âgés
La direction de St‑Paul Médias, groupe qui publie notamment La Liberté, la Gruyère et la Broye Hebdo, a acté la suppression de 15 postes au terme d'une procédure de consultation. Le personnel, mobilisé, s'alarme d'une caractéristique marquante : la moitié des personnes licenciées ont plus de 50 ans, parmi lesquelles plusieurs journalistes et des membres du personnel technique.
Le ressentiment des salariés et le calendrier des négociations
Selon le communiqué du personnel, la décision du conseil d'administration est intervenue malgré une forte mobilisation interne et des démarches pour limiter les suppressions. Les salariés dénoncent une consultation qu'ils jugent inaboutie et parlent d'une procédure qui a servi d'alibi. Ils annoncent préparer les discussions sur le plan social, annoncées pour la fin de l'été, mais redoutent que l'attitude de la direction ne perdure.
"Nous craignons que l'attitude de la direction, qui ne peut être perçue que comme du mépris envers le personnel, perdure lors des négociations autour du plan social"
Conséquences individuelles et enjeux pour le secteur
Le caractère horodaté des carrières rend la mesure particulièrement sensible : plusieurs salariés touchés travaillent pour le groupe depuis des décennies et certains n'étaient qu'à quelques mois d'un départ à la retraite. Pour eux, perdre leur poste maintenant peut signifier des conséquences financières plus lourdes que si un départ anticipé avait été négocié.
- 15 postes supprimés au total;
- Environ 50% des licenciés ont plus de 50 ans;
- Parmi les postes concernés figurent 5 journalistes ainsi que du personnel technique.
Chiffres et contexte
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Postes initialement annoncés (30 avril) | 18 (EPT) |
| Postes après consultation (6 juillet) | 13,5 EPT à supprimer |
| Licenciements effectifs | 15 personnes |
Ce que cela change pour les salariés et les employeurs
Pour les salariés concernés, la perte d'emploi à un âge proche de la retraite pose des questions sur la sécurité financière et la possibilité de retrouver un emploi équivalent. Pour les employeurs du secteur, cette vague de suppressions illustre les tensions économiques qui pèsent sur la presse régionale : réduction des coûts, consolidation des titres et besoin de repenser les modes d'organisation.
La pétition lancée par le personnel, relayée rapidement avec près de 900 signatures en moins d'une semaine, témoigne d'une volonté de mobiliser l'opinion publique pour préserver des emplois et maintenir la diversité de la presse locale. Les négociations à venir devront préciser les mesures d'accompagnement : indemnités, reclassements internes, possibilités de départs anticipés ou de formations pour limiter l'impact social.
Le dossier restera à suivre : il illustre à la fois les fragilités économiques d'un segment essentiel de l'information locale et les difficultés rencontrées par des salariés expérimentés face aux plans de restructuration.