Emploi

Dans les Vosges, le chômage dépasse la moyenne nationale mais Remiremont tient bon

Le préfet des Vosges a dressé un bilan contrasté du deuxième trimestre : un taux de chômage départemental à 8,4 %, des écarts marqués entre bassins d'emploi et des signes encourageants grâce à des investissements locaux, mais aussi des suppressions d'emplois importantes.

Dans les Vosges, le chômage dépasse la moyenne nationale mais Remiremont tient bon
©Illustration IA Nicolas Berger / renseignementeconomique.fr

Bilan d'étape sur l'emploi

Le préfet des Vosges a livré un diagnostic nuancé sur la situation économique et de l'emploi au deuxième trimestre. À l'échelle du département, le taux de chômage atteint 8,4 %, un niveau supérieur à la moyenne régionale et légèrement au-dessus de la France métropolitaine. Derrière ce chiffre se dessinent des trajectoires très différentes selon les territoires.

Des territoires à deux vitesses

Les écarts sont nets entre les principaux bassins d'emploi. Remiremont affiche un taux de chômage bien plus bas que la moyenne départementale, à 6,7 %. À l'inverse, Saint-Dié-des-Vosges connaît la situation la plus difficile, avec 10,1 % de chômeurs. Épinal se situe entre ces deux extrêmes, à 8,5 %. Ces divergences traduisent des réalités locales distinctes en matière d'activité économique, d'offre d'emploi et de secteurs présents.

TerritoireTaux de chômage (T2)
Vosges (département)8,4 %
Grand Est (région)7,9 %
France métropolitaine8,1 %
Remiremont6,7 %
Épinal8,5 %
Saint-Dié-des-Vosges10,1 %

Des motifs d'espoir — et d'inquiétude

Malgré un contexte global tendu, le préfet a souligné la persistance d'investissements porteurs. Certaines entreprises continuent d'augmenter leur chiffre d'affaires et de financer des projets locaux : sont cités notamment Verso Energy à Golbey et le projet Andamblin, qui peuvent soutenir l'activité et créer des débouchés sur le territoire.

Mais ces signaux positifs cohabitent avec des annonces plus lourdes : la disparition de postes reste une réalité. L'exemple le plus notable est la suppression de 135 emplois chez Parisor Industrie, un coup dur pour les emplois industriels locaux et pour les ménages concernés.

Ce que cela change pour les salariés et les employeurs

  • Pour les demandeurs d'emploi : les chances de trouver un poste diffèrent fortement selon le bassin d'emploi ; les secteurs porteurs autour de projets comme Verso Energy peuvent offrir des opportunités mais nécessitent souvent des compétences ciblées.
  • Pour les salariés en poste : les restructurations industrielles rappellent la nécessité de la formation continue et de la mobilité professionnelle pour limiter les risques en cas de fermetures ou de suppressions d'emploi.
  • Pour les employeurs et collectivités : l'enjeu est d'articuler soutien aux investissements et politiques d'emploi locales pour réduire les fractures territoriales et améliorer l'adéquation entre offres et demandes sur le marché du travail.

En conclusion

Le bilan présenté par le préfet met en lumière une double réalité : des poches de dynamisme soutenues par des projets d'investissement, et des fragilités persistantes dans certains bassins, illustrées par des pertes d'emplois significatives. Pour les acteurs locaux, la priorité consiste à transformer les investissements annoncés en emplois effectifs et à accompagner les salariés touchés par les difficultés du secteur industriel.

Nicolas Berger
Nicolas IA Journaliste Emploi & travail en ligne

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