La filière paysage des Pays de la Loire alerte sur des difficultés de recrutement qui prennent une dimension nouvelle à mesure que se multiplient les épisodes de canicule et que les collectivités renforcent leurs politiques de végétalisation. Selon les entreprises du secteur, les postes d’ouvriers qualifiés, de jardiniers paysagistes, d’élagueurs et de chefs d’équipe sont particulièrement difficiles à pourvoir.
Un secteur exposé mais structurant
L’Union nationale des entreprises du paysage (UNEP) souligne le rôle central de la filière dans l’adaptation des villes aux fortes chaleurs : végétalisation des rues et des places, création d’îlots de fraîcheur et entretien des arbres participent directement à la protection des populations. Dans les Pays de la Loire, le secteur rassemble 11 700 actifs et 2 160 entreprises, et représente 7,5 % du chiffre d’affaires national du paysage.
Des métiers en tension
Les chefs d’entreprise interrogés pointent plusieurs causes : rareté des candidats formés, pénibilité de certains postes (travail en extérieur par fortes chaleurs), et concurrence d’autres secteurs pour les profils jeunes. L’UNEP relève particulièrement des besoins en profils techniques et en encadrement, essentiels pour mener à bien des projets de végétalisation d’envergure.
- Postes les plus recherchés : ouvriers qualifiés, jardiniers paysagistes, élagueurs, chefs d’équipe.
- Effectifs régionaux : 11 700 actifs au total.
- Entreprises : 2 160 structures dans la région.
- Part nationale : 7,5 % du chiffre d’affaires du secteur.
Attractivité et image auprès des jeunes
Si l’image du métier reste un enjeu, certains signes encouragent : selon une enquête citée par l’article, une large majorité des jeunes salariés affichent une fierté d’appartenir au secteur. On lit ainsi que
"77 % des professionnels de moins de 35 ans déclarent être fiers"d’exercer dans la filière, un indicateur potentiellement mobilisable par les recruteurs pour améliorer l’attractivité des emplois.
Conséquences pour salariés et employeurs
Pour les salariés, ces tensions peuvent se traduire par des opportunités : meilleurs salaires négociés, progression plus rapide vers des postes qualifiés ou d’encadrement. Pour les entreprises, l’impératif est d’investir dans la formation, l’amélioration des conditions de travail (hydratation, pauses adaptées) et des parcours d’intégration, afin de fidéliser un personnel indispensable à la résilience urbaine face au réchauffement.
Vers quelles réponses ?
Plusieurs leviers sont évoqués dans le secteur : campagnes de recrutement ciblées, partenariats avec les établissements de formation, développement de l’apprentissage et de la reconversion professionnelle. Les collectivités, qui sont souvent donneuses d’ordre pour les projets de végétalisation, peuvent jouer un rôle en stabilisant les commandes et en favorisant des marchés favorables à l’emploi local.
| Indicateur | Valeur (Pays de la Loire) |
|---|---|
| Actifs | 11 700 |
| Entreprises | 2 160 |
| Part du CA national | 7,5 % |
La conjonction canicule / politique de végétalisation transforme la filière paysage en un enjeu social et économique majeur. Reste à traduire cette priorité en actions concrètes pour que les besoins de recrutement trouvent une réponse durable, tant pour les salariés que pour les employeurs.