Des autorités qui sonnent l’alarme
L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) mettent en garde le public contre des acteurs qui proposent en France, sans y être autorisés, des investissements sur le Forex (marché des devises) et sur des produits dérivés liés aux crypto-actifs. Les autorités rappellent que ces activités exposent les épargnants à des risques accrus, notamment l’absence de protection en cas de litige ou de fraude.
Des listes noires régulièrement mises à jour
Les listes de sites identifiés comme non autorisés sont publiées par les autorités et par le service Assurance Banque Épargne Infoservice (ABEIS). Elles ne sont toutefois pas exhaustives : l’apparition de nouveaux acteurs non autorisés, parfois frauduleux, est constante. Depuis le début de l’année 2026, les autorités ont ajouté 31 sites pour le Forex et 38 sites liés aux crypto-actifs ou aux services sur crypto-actifs.
| Catégorie | Sites ajoutés en 2026 (depuis le début d'année) |
|---|---|
| Forex | 31 |
| Produits dérivés sur crypto-actifs / services crypto | 38 |
Comment vérifier un prestataire
Pour s’assurer qu’un intermédiaire est autorisé à proposer des produits ou des services financiers en France, l’AMF et l’ACPR renvoient à plusieurs sources officielles :
- le registre des prestataires de services d’investissement habilités sur Regafi ;
- la liste des conseillers en investissement financier inscrits sur Orias ;
- la liste des prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA) publiée par l’AMF ;
- les pages d’information de l’ACPR et du service ABEIS qui centralisent les listes noires et les mises en garde.
Pourquoi c’est important pour l’épargnant
Opérer via un site non autorisé signifie souvent renoncer aux filets de sécurité offerts par la réglementation française : absence de supervision, difficulté à obtenir réparation, risque de blanchiment ou d’escroquerie. Les produits proposés peuvent être opaques (levier élevé sur le Forex, dérivés complexes sur crypto-actifs) et entraîner des pertes rapides, parfois supérieures au capital investi.
Que faire en cas de doute
Les autorités recommandent de consulter les listes officielles avant tout versement et, en cas de doute, de contacter les services d’information grand public (ABEIS) ou de déclarer une situation suspecte à l’ACPR et à l’AMF. Les outils officiels permettent de vérifier en quelques clics l’enregistrement d’un prestataire ou l’existence d’un avertissement le concernant.
Conséquences possibles
Au-delà de la protection immédiate des épargnants, ces mises en garde visent à réduire l’attractivité d’acteurs non régulés et à renforcer la confiance dans les marchés encadrés. Pour les investisseurs, le message est clair : privilégier la vérification des autorisations et la transparence des prestataires avant de confier des fonds.