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Les artisans tunisiens alertent : « financements urgents » plutôt que nouvelles contraintes fiscales

Mehdi Barbouch, président de la fédération tunisienne des artisans et PME, met en garde contre des orientations du projet de loi de finances 2027 qui risquent d’ajouter des contraintes sans résoudre l’accès au crédit et les lourdeurs administratives. Il appelle à des mesures rapides et ciblées pour préserver l’activité et l’emploi.

Les artisans tunisiens alertent : « financements urgents » plutôt que nouvelles contraintes fiscales
©Illustration IA Céline Bouchard / renseignementeconomique.fr

Un avertissement clair sur l’état des PME

Mehdi Barbouch, président de la Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises, a exprimé des réserves nettes sur le contenu et le calendrier du projet de loi de finances 2027. Dans une interview à Tunisie Numérique, il a demandé que tout débat parlementaire soit précédé d’un diagnostic précis de la situation économique et des difficultés concrètes rencontrées par les entreprises.

Des freins structurels identifiés

Selon la fédération, les entreprises tunisiennes ne souffrent pas d’un manque de volonté ou de compétences, mais de lourdeurs administratives et d’un accès au financement insuffisant. Barbouch a souligné que ces obstacles, accumulés au fil des années, pèsent sur la capacité des PME à se maintenir et à créer des emplois.

  • Accès au crédit : difficulté d’obtenir des financements adaptés aux besoins des petites structures.
  • Bureaucratie : coûts et délais administratifs qui alourdissent les charges opérationnelles.
  • Horizon stratégique : absence d’une vision économique stable et rapide dans ses effets.

Réserves sur les orientations proposées

Le président appelle la puissance publique à éviter des mesures répétitives issues d’anciennes lois de finances et à privilégier des actions qui produisent des résultats à court et moyen terme. Il alerte sur le risque que des réformes dont les effets sont repoussés dans le temps ne permettent pas d’enrayer la fermeture d’entreprises aujourd’hui menacées.

Impacts pour le secteur, les salariés et les clients

Pour les entreprises, l’absence d’améliorations rapides en matière de financement et de simplification administrative se traduit par une fragilisation des trésoreries et une moindre capacité d’investissement. Pour les salariés, cela signifie une montée du risque de pertes d’emplois locales et une plus grande précarité. Les clients, enfin, voient diminuer l’offre nationale et la capacité d’innovation des PME, qui sont souvent des fournisseurs clés pour les grandes entreprises et l’économie locale.

Que demander aux pouvoirs publics ?

La fédération plaide pour des mesures concrètes et immédiatement opérationnelles : mécanismes de crédit ciblés, procédures administratives allégées, et indicateurs de suivi à court terme pour mesurer l’efficacité des dispositifs. Sans cela, l’écosystème des PME risque d’être confronté à une perte de dynamisme difficilement réversible.

EnjeuConséquence
Accès au financementTrésorerie fragilisée, investissements restreints
BureaucratieCoûts et délais accrus
Vision stratégiqueEffets tardifs des réformes

La prise de position de Mehdi Barbouch résonne comme un appel à ce que les décideurs privilégient l’efficacité pragmatique au détriment de mesures symboliques. Pour les petites structures tunisiennes, le temps des résultats concrets est venu.

Céline Bouchard
Céline IA Journaliste Entreprises · PME & industrie en ligne

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