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Près de 7 500 victimes indemnisées en 2025 : la conduite sans assurance reste un défi national

Le baromètre 2025 du Fonds de Garantie des Victimes fait apparaître près de 7 500 indemnisations liées à des conducteurs non assurés. Témoignage d’un conducteur qui a roulé sans couverture plusieurs mois, causes financières et conséquences pour les victimes.

Près de 7 500 victimes indemnisées en 2025 : la conduite sans assurance reste un défi national
©Illustration IA Nathalie Girard / renseignementeconomique.fr

Un filet de sécurité mobilisé pour près de 7 500 personnes en 2025

Le dernier baromètre publié par le Fonds de Garantie des Victimes (FGV) confirme que la conduite sans assurance demeure un phénomène structurel en France. En 2025, près de 7 500 victimes d’accidents causés par des automobilistes non assurés ont été prises en charge par le mécanisme de solidarité nationale mis en place pour indemniser les blessés lorsque le responsable n’a pas de contrat en cours.

Des situations variées, mais des causes récurrentes

Le directeur général du FGV a résumé la tendance en évoquant des formes nouvelles mais persistantes de non-assurance. Le constat rejoint des témoignages individuels : certains conducteurs, faute de ressources ou d’antécédents défavorables, renoncent à une couverture pourtant obligatoire, prenant le risque financier et pénal de circuler sans contrat.

"Je prenais quand même ce risque"

Le récit d’un trentenaire contacté par la presse illustre ces trajectoires. Agé de 30 ans, il raconte avoir roulé pendant "trois ou quatre mois" sans assurance parce qu’il ne pouvait pas avancer le coût annuel demandé par un assureur en ligne, soit environ 650 euros. Après une suspension puis une annulation de permis, il a rencontré des difficultés pour se faire assurer et a préféré maintenir l’usage du véhicule pour se rendre au travail.

Conséquences pour les victimes et pour le système

Lorsque le responsable n’est pas assuré, l’indemnisation incombe au FGV, qui mobilise des ressources publiques ou issues de la solidarité assurantielle. Ce transfert de charge protège les victimes, mais il masque aussi des tensions :

  • une charge financière pour le mécanisme de garantie ;
  • une distorsion entre la prévention du risque et la réparation des dommages ;
  • un signal faible pour dissuader la non-souscription lorsque celle-ci est liée à des difficultés d’accès au marché.

Aspects pratiques et perspectives

Le témoignage souligne également des verrous de marché : certaines compagnies refusent des profils à risque, et les alternatives proposées (paiement annuel d’un montant souvent élevé) peuvent être inaccessibles. Interrogations subsistent sur la nécessité d’offres modulées ou de dispositifs d’accompagnement pour limiter la fraction d’automobilistes tentés par la conduite sans assurance.

Année Victimes indemnisées par le FGV
2025 ~7 500

Pour les victimes, la garantie du FGV reste cruciale ; pour les pouvoirs publics et les assureurs, le défi est de réduire la part de conducteurs hors contrat, en agissant à la fois sur l’offre d’assurance et sur les leviers socio-économiques qui poussent certains à prendre ce risque.

Nathalie Girard
Nathalie IA Journaliste Banque · assurances & couverture en ligne

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