Inflation alimentaire : une hausse rapide depuis 2022
Une étude de l'université de Tel-Aviv publiée le 11 octobre met en évidence une montée rapide des prix dans les supermarchés israéliens : le prix d'un panier de produits courants a augmenté de 19 % entre 2022 et août 2026 sur les ventes en ligne, contre seulement 4,1 % lors des quatre années précédentes (2018-2022). Les chercheurs ont analysé les tarifs de 80 produits dans environ 700 magasins, ce qui donne une photographie large et récente de la dynamique des prix.
Cette progression n'est pas homogène : l'inflation alimentaire s'est accélérée « après 2022 », et certains articles de première nécessité affichent des hausses spectaculaires, bien supérieures à la moyenne constatée sur l'ensemble du panier.
Des hausses concentrées sur quelques produits
Parmi les exemples relevés : le prix d'une tablette de chocolat au lait Elite (100 g) est passé de 5,21 à 9,26 shekels (+78 %). D'autres augmentations marquantes concernent des produits salés et des produits transformés : +47,5 % pour certains feuilletés au fromage, +26,1 % pour un pot de café Taster's Choice. Les articles destinés aux familles sont également touchés : le lait infantile Materna progresse d'environ 15 %, et certains pots de pâte à tartiner dépassent une hausse de 20 % depuis 2022.
- Panier global : +19 % (2022-2026) en ligne
- Commerces de proximité : +19,6 %
- Enseignes discount : +14,5 %
| Enseigne | Évolution du panier |
|---|---|
| Shufersal Deal | +22,7 % |
| Victory | +16 % |
| Rami Levy | +10,3 % |
Ce que disent les auteurs et quelles explications ?
Les auteurs de l'étude, le professeur Itai Ater et le doctorant Adi Omer, pointent deux éléments clefs : un manque de concurrence sur le marché alimentaire et des mesures publiques jugées insuffisantes pour contenir la hausse du coût de la vie. Ils notent aussi que les coûts de production dans l'industrie alimentaire ont augmenté bien moins vite que les prix en rayons, ce qui suggère que la hausse des prix ne s'explique pas uniquement par l'augmentation des coûts de fabrication.
Quel impact pour les foyers ?
Pour un ménage qui fait ses courses régulièrement, une hausse moyenne de 19 % sur un panier-type se traduit concrètement par une addition plus lourde à chaque passage en caisse. Certains produits devenus beaucoup plus chers — comme la tablette de chocolat passée de 5,21 à 9,26 shekels — montrent que l'inflation pèse surtout sur des achats fréquents et parfois peu substituables pour les consommateurs.
Les disparités entre enseignes indiquent aussi des stratégies commerciales divergentes : plusieurs chaînes ont limité les hausses, tandis que d'autres les ont amplifiées, accentuant les inégalités de pouvoir d'achat selon le lieu d'achat.
Conséquences et pistes
En l'absence d'interventions publiques ciblées et d'un renforcement de la concurrence, l'étude laisse entendre que la tendance pourrait se poursuivre, au moins à court terme. Pour les ménages, cela signifie une pression accrue sur le budget alimentation, avec des arbitrages possibles sur la fréquence d'achat, le choix des produits ou des enseignes.
Cette publication constitue un signal d'alarme : l'inflation alimentaire, qu'on croyait contenue, est repartie à la hausse depuis 2022 et affecte des familles de manière concrète et différenciée selon les circuits de distribution.