Fiscalité et recrutement sportif : un argument d'attraction
Dans le marché très médiatisé qui entoure l'avenir de LeBron James, un élément inhabituel est ressorti : la fiscalité locale. Luke Kornet, pivot remplaçant des San Antonio Spurs, a diffusé une vidéo sur YouTube où il souligne, sur un ton humoristique, que le Texas n'applique pas d'impôt sur le revenu — un atout selon lui pour convaincre la superstar américaine de 41 ans de signer avec la franchise texane.
La remarque survient alors que LeBron, libéré de son contrat avec les Lakers, n'a pas encore choisi sa prochaine destination après huit saisons à Los Angeles et un titre obtenu en 2020. Plusieurs équipes sont en lice — Philadelphie, Miami, Cleveland ou Golden State figurent parmi les prétendantes selon les médias — et l'absence d'imposition locale fait partie des critères avancés par certains acteurs pour favoriser San Antonio.
Qui est concerné et quelle portée a cet argument ?
Il faut distinguer deux aspects : d'une part, l'effet immédiat sur la rémunération nette d'un athlète de très haut niveau ; d'autre part, la portée symbolique de l'argument lors d'un recrutement. Pour un joueur comme LeBron James, dont les revenus proviennent à la fois d'un salaire NBA et de contrats commerciaux, les règles fiscales d'un État américain peuvent influer sur le montant net perçu, mais elles s'entremêlent avec le régime fiscal fédéral et les conventions internationales lorsque des revenus proviennent de l'étranger.
La remarque de Kornet ne donne pas de chiffres précis mais rappelle une réalité bien connue : certains États américains, dont le Texas, ne prélèvent pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques. Cela contraste avec d'autres États où le taux marginal d'imposition des revenus peut être élevé, ce qui devient un paramètre de négociation non négligeable sur le marché des transferts et des signatures libres.
Conséquences pratiques et limites
- Impact sur le net : l'absence d'impôt d'État sur le revenu peut augmenter le montant conservé après prélèvements, mais n'élimine pas l'imposition fédérale ni les autres contributions.
- Complexité fiscale : pour des joueurs qui multiplient les sources de revenus (salaire, droits d'image, contrats publicitaires), la domiciliation fiscale et les règles internationales restent déterminantes.
- Argument de recrutement : au-delà de l'attractivité économique, d'autres facteurs sportifs et personnels (projet de l'équipe, entourage, durée du contrat) demeurent centraux.
"On a un super truc en cours. Beaucoup de jeunes talents. C’est un endroit où il fait bon vivre, il n’y a pas d’impôt sur le revenu, c’est toujours un plus."
La vidéo de Kornet — qui évoque également la présence d'un jeune prodige en la personne de Victor Wembanyama, fraîchement prolongé pour cinq ans — mêle humour et stratégie de communication. L'argument fiscal, simple et facilement compréhensible du grand public, y sert de raccourci efficace pour vanter les mérites de San Antonio.
Tableau récapitulatif
| Élément | Information |
|---|---|
| État évoqué | Texas |
| Imposition sur le revenu | Pas d'impôt sur le revenu (mentionnée dans la vidéo) |
| Personnes concernées | Joueurs recrutés par une franchise basée au Texas, parmi d'autres facteurs |
Si l'argument fiscal est pertinent, il ne suffit pas à lui seul à décider du destin d'une star comme LeBron James. Il rappelle toutefois que la fiscalité locale entre désormais dans le champ des éléments publics exploités par clubs et joueurs lors de campagnes de recrutement et de communication.