Un marché des fusions‑acquisitions en forte décélération
Après une année 2025 marquée par une activité soutenue, le marché portugais des fusions‑acquisitions marque un net coup d’arrêt en 2026. Selon les données de TTR Data, la valeur des opérations réalisées au Portugal depuis le début de l’année s’établit à 5,4 milliards d’euros, soit une baisse proche de 60 % par rapport à la période précédente. Dans le même temps, le nombre de transactions diminue d’environ 30 %, avec près de 330 opérations recensées.
Pourquoi ce retournement ?
Le retournement s’explique principalement par des facteurs de marché touchant la capacité et la volonté d’acheter. Le financement des opérations est devenu plus coûteux : la hausse des taux obligataires pèse directement sur le prix des emprunts structurés et sur la valorisation des cibles. Parallèlement, les négociations entre acheteurs et vendeurs semblent plus compliquées, les parties affichant des écarts persistants sur l’évaluation des entreprises.
Conséquences pour les acteurs
Pour les banques et les cabinets-conseils, la contraction des montants et du nombre d’opérations se traduit par une moindre activité de conseil en M&A et une pression sur les commissions. Les acheteurs, eux, doivent composer avec un coût du capital plus élevé et une frilosité accrue, surtout pour les opérations de grande envergure. Côté vendeurs, la conjoncture réduit les fenêtres d’opportunité pour réaliser des cessions à des multiples élevés, surtout pour les acteurs cherchant une sortie rapide.
- Valeur totale réalisée (janv‑août 2026): 5,4 milliards €
- Variation par rapport à 2025: baisse d'environ 60 %
- Nombre d'opérations: ~330 (-~30 %)
Flux d’investissement : qui entre, qui sort ?
Le profil des investisseurs étrangers actifs change : les groupes espagnols occupent la première place parmi les acheteurs étrangers, avec environ 380 millions d’euros