Des indices officiels qui se traduisent en euros pour bailleurs et preneurs
L'Insee a mis en ligne les indices du 2e trimestre 2026 utiles pour la révision des baux et la comptabilité des opérations immobilières : l'indice des loyers commerciaux (ILC), l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT) et l'indice du coût de la construction (ICC). Sur un an, l'ILC progresse de +0,26 %, l'ILAT de +0,63 % tandis que l'ICC retrouve une hausse annuelle de +0,81 %.
Concrètement, ces variations peuvent modifier la facture mensuelle d'une entreprise locataire ou l'équilibre économique d'un bailleur. Pour un loyer annuel de 120 000 euros indexé sur l'ILC, une variation de +0,26 % représente une hausse de 312 euros sur l'année, soit 26 euros par mois. Côté construction, un léger redressement de l'ICC alerte les promoteurs sur la trajectoire des coûts de chantier : la remontée de +0,81 % peut se traduire par plusieurs milliers d'euros supplémentaires sur un programme moyen.
Données publiées par l'Insee (2e trim. 2026)
| Indice | Valeur | Variation sur 1 an |
|---|---|---|
| ILC | 137,16 | +0,26 % |
| ILAT | 138,01 | +0,63 % |
| ICC | 2 103 | +0,81 % |
Applications pratiques : révisions annuelles et triennales
Ces indices servent de référence pour les clauses d'indexation et la révision triennale. Les bailleurs et locataires doivent d'abord vérifier quelle formule est prévue au bail (ICC, ILC ou ILAT). Exemple de calcul avec l'ILAT fourni par l'Insee : pour passer d'un loyer en cours à un loyer révisé, on multiplie le loyer actuel par le ratio 138,01 / 137,15.
- Pour une révision conventionnelle annuelle, le bail indique quel indice appliquer (ILC pour un local commercial, ILAT pour des bureaux ou ICC pour certains contrats).
- Pour la révision triennale (légale), applicable aux baux conclus ou renouvelés depuis le 1er septembre 2014, c'est l'ILC qui sert généralement de référence pour les locaux commerciaux.
La progression modeste de l'ILC et la plus nette de l'ILAT confirment un environnement de hausse lente des loyers d'activité tertiaire et commerciale. Les acteurs doivent tenir compte de ces mouvements lors des négociations de bail, des prévisions de trésorerie et des arbitrages d'investissement.
Conséquences pour le marché et les projets
Pour les gestionnaires d'actifs et les services financiers, ces indices alimentent les modèles de valorisation. Un ICC en reprise invite les promoteurs à réévaluer leurs marges et sécuriser des coûts fixes (plans d'achat, contrats de sous-traitance). Pour un locataire, même une hausse annuelle limitée peut, cumulée sur plusieurs révisions, gonfler les charges locatives. Il est donc impératif de quantifier l'impact en euros, trimestre par trimestre, avant toute signature ou renégociation.
Publication source : Insee, informations rapides n°227/228/229 du 23 septembre 2026.