Principes : trois régimes de prélèvement selon la nature des revenus
Pour l'année 2026, l'administration distingue clairement trois modes de recouvrement de l'impôt sur le revenu selon l'origine des ressources : la retenue à la source, l'acompte prélevé sur le compte bancaire du contribuable, et les revenus qui ne sont pas soumis au prélèvement à la source mais bénéficient d'un régime particulier.
Qui est concerné par la retenue à la source ?
Sont prélevés directement au titre de la retenue à la source les revenus versés par un tiers payeur : il s'agit notamment des traitements et salaires, des pensions de retraite et des pensions d'invalidité, des indemnités journalières maladie, des allocations chômage, des préretraites et des rentes viagères à titre gratuit. Le prélèvement est opéré par l'employeur, la caisse de retraite, la Sécurité sociale ou France Travail selon le cas.
Les revenus soumis à l'acompte
Un second ensemble de revenus entraîne le versement d'un acompte prélevé périodiquement sur le compte bancaire du contribuable. Sont visés les bénéfices professionnels (hors option pour le versement libératoire), les revenus des gérants dont la rémunération est assimilée à un salaire, les revenus fonciers et ceux tirés des locations meublées, ainsi que les pensions alimentaires, les prestations compensatoires et les rentes viagères à titre onéreux. Ces acomptes sont prélevés mensuellement ou trimestriellement par l'administration fiscale.
Les revenus qui échappent au prélèvement à la source
Plusieurs catégories ne sont pas concernées par la retenue à la source. C'est le cas des revenus de placements financiers, qui conservent une fiscalité propre : les livrets réglementés (Livret A, LDDS...), les contrats d'assurance-vie et le PEA bénéficient de règles spécifiques. De même, les plus-values mobilières et sur actifs numériques sont soumises au choix entre le prélèvement forfaitaire unique de 12,8% ou l'imposition au barème progressif (avec en sus 17,2% de prélèvements sociaux).
Cas particulier des plus-values et des biens meubles
Les plus-values immobilières et celles portant sur des biens meubles ne relèvent pas non plus du prélèvement à la source. Elles sont soumises à des modalités propres : une imposition forfaitaire allant de 19% à 25% selon les situations, auxquelles s'ajoutent les 17,2% de prélèvements sociaux mentionnés précédemment.
- Retenue à la source : salaires, retraites, allocations, indemnités.
- Acompte : bénéfices non salariés, revenus fonciers, loyers meublés.
- Pas de prélèvement à la source : revenus financiers, plus-values mobilières et immobilières.
| Type de revenus | Mode de prélèvement | Exemple |
|---|---|---|
| Traitements et salaires | Retenue à la source | Salaire mensuel |
| Revenus fonciers | Acompte (mensuel/trimestriel) | Location non meublée |
| Plus-values mobilières | Fiscalité spécifique | Vente d'actions |
Pour les contribuables, la clé est d'identifier la nature de chaque flux pour savoir quel mécanisme de prélèvement s'applique. Ces distinctions déterminent le calendrier de paiement, l'interlocuteur chargé du recouvrement et les options fiscales possibles (par exemple, l'option pour le barème pour les plus-values mobilières).
En cas de doute, il reste recommandé de consulter votre espace personnel sur le site de l'administration fiscale ou de prendre conseil auprès d'un professionnel afin d'ajuster acomptes et taux de prélèvement à votre situation réelle.