Les sommes détenues au titre de l’épargne salariale et de la retraite collective d’entreprise ont atteint 250,8 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre 2026, selon une enquête diffusée par l’Association française de la gestion (AFG). Sur un an, cela représente une augmentation de 13,6 %, un niveau qui traduit à la fois des apports nouveaux et un effet de marché favorable.
Des flux positifs mais une collecte nette mesurée
La collecte nette — c’est‑à‑dire les apports après retraits — reste relativement contenue à 5,2 milliards d’euros sur le semestre, proche du niveau observé au premier semestre 2025. Les versements bruts ont toutefois progressé de 5,6 %, pour atteindre 17,2 milliards d’euros sur la période, signe que les contributeurs alimentent davantage leurs dispositifs.
- Encours totaux : 250,8 milliards d’euros (+13,6 % sur un an)
- Collecte nette : 5,2 milliards d’euros (semestre)
- Versements : 17,2 milliards d’euros (+5,6 %)
Qui participe et quelle diffusion en entreprise ?
Près de 4,8 millions de salariés ont alimenté ces supports au premier semestre, pour un apport moyen déclaré de 3 600 euros. Le nombre d’épargnants concernés s’établit à 13,6 millions, en hausse de 2,7 %. Du côté des employeurs, 453 600 entreprises proposent désormais ces dispositifs, soit une progression annuelle de 5,6 %, ce qui témoigne d’une diffusion continue au sein du tissu économique.
| Indicateur | Valeur | Variation annuelle |
|---|---|---|
| Encours totaux | 250,8 Md€ | +13,6 % |
| Épargne retraite collective | 42,5 Md€ | +15,8 % |
| Versements (1er semestre) | 17,2 Md€ | +5,6 % |
| Collecte nette (1er semestre) | 5,2 Md€ | — |
Focus sur la retraite collective
Au sein de cet ensemble, la retraite collective représente 42,5 milliards d’euros, en hausse sensible de 15,8 % sur un an, ce qui traduit un intérêt croissant pour les dispositifs ciblant la préparation de la retraite en entreprise. Ce mouvement peut résulter de versements supplémentaires, d’une meilleure adhésion des salariés ou d’effets de marché favorables sur les supports investis.
Pour les épargnants et les entreprises, ces chiffres invitent à différencier les notions d’encours (valeur totale détenue), de collecte (flux entrants) et d’effet marché (valorisation des actifs). Une augmentation des encours peut provenir majoritairement de l’un ou de l’autre : ici, les apports progressent mais la valorisation a aussi joué un rôle non négligeable.
Conséquences pratiques
La hausse des encours renforce la place de l’épargne salariale et de la retraite collective parmi les véhicules d’épargne des ménages, aux côtés de produits comme l’assurance‑vie. Pour les entreprises, l’élargissement progressif de la diffusion signifie que ces dispositifs deviennent un outil plus courant de rémunération différée ou d’attractivité sociale. Du point de vue des gestionnaires, cela crée des masses supplémentaires à investir, avec des enjeux de gouvernance et d’alignement entre horizon de placement et objectifs des salariés.
Reste à observer si la dynamique se maintiendra : la collecte nette mesurée suggère que, malgré l’augmentation des versements, les arbitrages des épargnants et les retraits continuent d’équilibrer partiellement les flux. Les prochaines publications trimestrielles permettront de confirmer la pérennité de cette tendance.